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​Décollage réussi pour l’avion Chinois qui veut titiller Airbus et Boeing





Le C919 Chinois vient de décoller vendredi 5 mai. Ce moyen-courrier développé par l’entreprise publique chinoise Comac vient chambouler l’éternelle concurrence au sommet entre Airbus et Boeing.


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C’est bientôt terminé pour le plus fameux duopole Airbus—Boeing. Le secteur aéronautique est sur le point de vivre une petite révolution avec l’entrée en lice effective d’un acteur chinois, Comac. Dans une ambiance électrique et très médiatisée, le premier appareil de la compagnie publique chinoise Comercial Aircraft Corporation of China est comme une piqure de rappel pour les deux géants le premier européen et le second. La situation ne pouvait pas durer éternellement Le combat au sommet entre Airbus et Boeing.
 
Le décollage réussi d’un moyen-courrier qui porte le nom C919 s’est déroulé à Shangai. « L'appareil, blanc, bleu et vert avec la mention « C919 » peinte sur l'empennage, a quitté le sol comme prévu à 14 heures, heure locale (6 heures GMT), sous les cris et les applaudissements de milliers de personnes rassemblées le long de la piste de décollage. Le trafic aérien avait été restreint pour l'occasion » lit-on sur le site du journal Le Point.

« Avec cet appareil capable de transporter 168 passagers sur 5 550 kilomètres, Comac espère rivaliser sur les vols régionaux avec les deux stars internationales du moyen-courrier, le B737 de l'américain Boeing et l'A320 de l'européen Airbus. Le régime communiste a fait de cet appareil, dont le premier exemplaire avait été dévoilé au public en novembre 2015, un enjeu de prestige. Des fonds publics ont été abondamment employés pour sa fabrication » continue l’article.

Outre le fait que c’est l’annonce d’une révolution sur la demande chinoise et asiatique, c’est un jalon dans le coup de force de la Chine qui déplorait devoir s’approvisionner à l’étranger dans le domaine. Le manque à gagner pour les deux acteurs traditionnels est déjà quantifiable à court terme puisque Comac a annoncé avoir déjà enregistré près de 600 commandes de la part principalement de compagnies chinoises. Avant de pouvoir rêver de l’étranger, Comac va devoir passer le test de la certification de l’Administration aéronautique américaine. Une étape devant laquelle le constructeur a déjà échoué avec un petit bimoteur conçu en 2008.