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​Lycée, la cigarette pourrait faire son retour dans la cour de récréation





Le ministre de l’Education a entrouvert la porte pour le retour de la cigarette dans les cours de récréation. Les directeurs des lycées pourraient ainsi décider. Une éventualité qui relance le débat sur la question alors que les sorties de nombre d’élèves à chaque pause est un vrai problème de sécurité et de responsabilité.


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Ceux qui connaissent un tout petit peu le quotidien d’un lycée savent que la cigarette est un sujet. Un enjeu de santé publique oui, mais aussi de discipline puisque la chasse aux fumeurs est un sport pratiqué par nombre de surveillants. Lorsqu’en 2006 la loi interdit de fumer dans les lieux publics, c’est une révolution des pratiques dans les établissements. Les « coins fumeurs » disparaissent mais comme il est impossible de faire disparaitre les fumeurs, un nouveau problème de gestion des sorties se présente.

C’était déjà un problème avant l’état d’urgence et l’augmentation du risque d’attentats, alors maintenant… Les foules de fumeurs et de ceux qui les accompagnent dehors sont une cible facile. Outre ce nouveau risque, il y a un vrai problème d’éducation et de sécurité lorsqu’une grande partie des élèves sort plusieurs fois par jour de l’enceinte de l’établissement. Que doivent faire les surveillants et les éducateurs ? Les suivre dehors ? Contrôler les entrer ? Des casse-têtes difficiles à gérer. Dans une réunion ministérielle, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a laissé présager plus de marge de manœuvre avec la possibilité pour les directeurs de lycées de trancher sur ce point.

Pour beaucoup, l’autorisation de fumer dans le lycée incite les jeunes à fumer. Une décision incohérente dans un contexte politique qui annonce de nouvelles mesures pour décourager les fumeurs et notamment une augmentation record des prix dans les mois à venir. Interrogée par BFMTV, Liliana Moyno, la présidente de la Fédération des Conseils de Parents d’élèves botte en touche et appelle à une troisième solution. « Nous ne pouvons pas dire aux jeunes de choisir entre la sécurité et leur santé. Devant le lycée, il faut travailler à la fluidité. Ce que nous demandons c'est un renforcement de la présence d'adultes en terme de surveillants, de conseillers d'éducation. Il faut travailler là-dessus et ne pas dire qu'entre un mal et un autre, il faut choisir le moindre mal, il s'agit quand même de la santé » dit-elle.