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​Suppression du RSI, les responsables du programme s’insurge





A l’approche des élections présidentielles, plusieurs candidats s’en sont pris au régime social des indépendants (RSI), certains souhaitent même sa suppression. Des déclarations qui ne plaisent pas aux administrateurs de ce régime.


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Marre du « RSI bashing » comme l’appelle le président Bretagne de ce régime des indépendants. Il est vrai qu’à l’approche des élections présidentielles, les candidats ont pris à bras le corps la question de ce statut qui fait beaucoup parler de lui. Dysfonctionnements, communication difficile, taux des cotisations très volatiles, autant d’éléments que les candidats comptent bien exploiter dans leur programme.

La goutte d’eau qui fait sortir de leur réserve les administrateurs du RSI ce sont les déclarations d’Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui affirment tous les trois vouloir supprimer ce statut et l’intégrer au régime général. « C'est inadmissible", a martelé le président du RSI, Gérard Quevillon, "extrêmement en colère" et inquiet d'une première "brèche dans la protection sociale en général" » rapporte le magazine Le Point. « Pour les indépendants, dont "60 % n'ont pas le smic", selon M. Quevillon, rejoindre le régime général entraînerait "une augmentation en euros de plus de 50 % de leurs cotisations sans le moindre droit supplémentaire en termes de couverture sociale". A moins de conserver les barèmes en vigueur et de créer au sein du régime général une organisation spécifique "très proche" du RSI » lit-on plus loin.

D’après les responsables du régime, le statut est la bonne réponse pour donner un statut aux indépendants. Toujours est-il que de plus en plus d’entrepreneurs et de professions libérales quittent ce statut qui ne leur convient pas, préférant parfois payer plus de cotisations pour s’assurer une certaine stabilité. « Créé en 2006, le RSI compte 6,8 millions d'affiliés. De nombreux dysfonctionnements sont apparus après une réforme de 2008 et la création d'un "interlocuteur social unique", la Cour des comptes qualifiant le RSI de "catastrophe industrielle" en 2012 » rappelle de son côté Challenges.

Le magazine rappelle par ailleurs que les administrateurs du RSI risquent de voir leurs déclarations invalidées par leur parti-pris dans cette affaire : « Ainsi une soixantaine "d'agents de direction" des caisses régionales ont reçu une hausse forfaitaire de salaire d'un peu plus de 3.000 euros brut en moyenne. Une dizaine supplémentaire a vu leur salaire s'agrémenter de 13% supplémentaire. Et cette augmentation est loin d'être négligeable alors que le salaire moyen est de 7.055 euros brut par mois selon la CGT. »