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Alcool : et si ce médicament pouvait soigner la surconsommation ?





Deux études scientifiques montrent qu’un médicament permet d’aider à réduire la consommation d’alcool chez les personnes touchés par l’alcoolisme ou les gros consommateurs. Pas miraculeux, le baclofène permettrait cependant la diminution de la consommation chez un patient sur deux.


Source : Pixabay, image libre de droits
Source : Pixabay, image libre de droits
L’alcool est un fléau. Chaque douze minutes en France, estiment les chiffres du ministère de la Santé, quelqu’un meure à cause d’une pathologie liée à l’alcool. Une lueur d’espoir brille pourtant depuis l’an dernier et les premiers résultats publiés sur les effets d’un médicament, le baclofène, sur la consommation. Des espoirs qui viennent d’être confirmés par deux études. « Les résultats définitifs de l’étude Bacloville, promue par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), confirment « un effet positif » du baclofène à fortes doses sur la réduction de la consommation d’alcool au bout d’un an de traitement, note l’AP-HP » rapporte le site du journal 20 Minutes.
 
Le médicament a été testé sur 320 personnes qui consomment de l’alcool. Agées de 18 à 65 ans, ils ont été suivis par des médecins généralistes sans qu’on leur demande de de sevrage.
« Mené par tirage au sort, en double aveugle, l’essai Bacloville visait à comparer l’efficacité et la sûreté du baclofène à fortes doses à celles d’un placebo chez des patients alcoolo-dépendants suivis en ville. Il ne leur a pas été demandé d’arrêter de boire » continue l’article.
 
Les résultats sont encourageants puisque l’étude conclue que 56,8% des personnes qui ont été traités par le médicament ont réduit ou mis un terme à leur consommation, contre 36,5% avec le placebo. « On retrouve dans les deux études des effets indésirables, connus, plus fréquents avec le baclofène (insomnie, somnolence et dépression), soit 44 % avec le baclofène comparé à 31 % sous placebo dans l’étude Bacloville. Des décès ont été observés dans l’essai Bacloville, aussi bien dans le groupe de patients traités que dans le groupe sous placebo, selon le spécialiste qui souligne la grande fragilité des malades concernés » lit-on plus loin, signe que les recherches ne sont pas encore suffisamment avancée pour affirmer qu’il existe un médicament contre l’alcoolisme.