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Baisse de 0,1 point du chômage au quatrième trimestre 2013, vraiment ?





L’Insee vient de publier les chiffres du chômage du quatrième trimestre 2013. Le gouvernement s’est félicité d’une baisse de 0,1 point avec des chiffres encourageants pour les 15-24. Une nouvelle fois la question de la méthode de calcul interpelle.


Photo : http://www.freedigitalphotos.net
Photo : http://www.freedigitalphotos.net
Un an et demi après l’annonce de François Hollande d’une inversion de la courbe du chômage, une légère tendance positive semble se dessiner. Les chiffres du quatrième trimestre 2013 ne sont pour autant pas encore très glorieux : 9,8% de chômage en métropole et 10,2% Outre-mer inclus. Il s’agit cependant d’une tendance positive qui dépasse les estimations prévisionnelles de l’Insee. L’institut tablait sur une stabilisation fin 2013, ajoutant même qu’une légère hausse suivrait début 2014.
 
Les chiffres sont basés sur une enquête auprès de 110 000 personnes et non sur l’examen des inscrits à Pôle emploi. Ils sont jugés plus fiables que les statistiques de l’administration qui dépendent trop des statuts complexes et variés des sans-emploi. La différence entre les résultats de l’Insee et de Pôle emploi pose cependant question. En effet, alors que l’Institut parle de 2,78 millions de chômeurs fin 2013, Pôle emploi publiait fin janvier une estimation de 3,31 millions demandeurs d’emplois.

Les sans-emploi ne sont pas tous considérés comme chômeurs

L’Insee souligne une amélioration plus nette chez les 15-24 ans. Cette catégorie aurait ainsi vu sa part de chômeurs baisser de 1,1 point au dernier trimestre et de 2,6 points durant toute l’année 2013. Ils restent cependant la catégorie la plus touchée par le chômage avec 22,8% d’entre eux fin 2013.
 
À chaque sortie d’une enquête de ce type sur le chômage les mêmes questions se posent sur leur fiabilité. En effet, les différentes cases déterminées par les organismes ou instituts sont sujettes à discussion. Par exemple, l’Insee considère comme chômeur une personne qui n’a pas travaillé au cours de la semaine, qui cherche activement un emploi et est disponible dans les deux semaines. Au final, des personnes qui ne sont plus considérées comme étant au chômage n’ont, dans les faits, pas trouvé de travail.
 
Les chiffres de l’Insee ne sont pas pour autant sans intérêt puisque ce sont eux qui sont considérés comme valables par la Commission européenne et les instances internationales. En publiant ces chiffres, l’institut envoie un message positif à l’étranger tout en assurant aux institutions européennes que la France respecte ses objectifs.