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Bureaux : I feel good





Après les « feel good books », les livres qui rendent heureux, voici les bureaux « feel good » qui rendent heureux.


Bureaux : I feel good
Tables de ping-pong, balancelles, jeux vidéo, salles de méditation ou de massages… Le bureau classique perd du terrain, notamment dans les start-up et les entreprises du numérique, au détriment d’un nouveau genre : le bureau feel good, taillé sur mesure pour que les salariés s’y sentent le mieux possible. Si leur bien-être est pris en compte par la direction, cette dernière compte également en retirer une productivité boostée et plus de créativité. Tout le monde y trouve donc son compte.
 
Dans la pratique, qu’est-ce que cela signifie, un bureau feel good ? Une entreprise qui « devient un vaste terrain de jeu », rapporte le site madame.lefigaro.fr. Un espace ludique qui n’a plus grand chose à voir avec un bureau traditionnel. Le tout ultra déco bien sûr, ponctué de canapés moelleux, de salles pour faire la sieste, comme à l’école maternelle, de toboggans ou de trampolines comme au square. Bref, une aire de jeux géante pour grands enfants si possible geeks et régressifs. Dans tous les cas, bureaux cosy ou bureaux-appartements, le but est de se sentir bien. Ces endroits pour travailler tranchent avec l’austérité habituelle et l’aménagement des bureaux classiques. L'idée ? Des lieux à part qui peuvent stimuler la créativité des salariés.
 
Ces derniers d’ailleurs sont les premiers enthousiasmés. Ainsi, une étude effectuée par Ipsos et Steelcase l’année dernière, dans quatorze pays, dont la France, révèle que 31% des salariés sont mécontents de leur environnement professionnel. En France, le pourcentage grimpe à 43%, c’est dire. D’ailleurs, la France compte encore beaucoup de bureaux individuels (37%) comparés aux autres pays. L’enquête d’Ipsos avait également été menée en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Russie, en Pologne, en Turquie, en Inde, en Chine, au Mexique et au Canada.
 
En France notamment, la mauvaise réputation de l’open space est en train de s'inverser. Notamment sous l’impulsion des entreprises de l’écosystème numérique, plus pilotes, moins conformistes. Les mentalités changent même si on est encore loin du siège social de Google en Californie, le bien nommé Googleplex avec sa piscine, son terrain de volley, ses pistes cyclables, ses selfs bio, ses pièces colorées… Évidemment, cela prend en compte l’espace à Mountain View en Californie et le climat, pour la piscine notamment et les 200 hectares. Inimaginable à Paris ! En revanche, cela semble payant : depuis six ans, Google est classée comme The Best Company to Work For édité par The Great Place to Work.
 
De plus en plus, on réfléchit à « la qualité de l’environnement professionnel » rapporte Le Figaro, comme le mobilier et l’acoustique. Soit l’esthétique et le calme. « Dans un monde de plus en plus digitalisé, pour sortir le nez de l’écran, les open spaces et leurs meubles chinés bien réels, ou encore leurs micro-espaces de pause ou de convivialité sont en effet importants pour faire vivre le collectif », explique Élisabeth Pélegrin-Genel, architecte et psychologue du travail. Allier travail et bien-être, c’est finalement du bon sens, et une tendance qui a du bon.

Bureaux : I feel good