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Café, l’impact de la consommation record sur les stocks





L’année 2017-2018 va enregistrer un nouveau record de consommation de café avec 158 millions de sacs de 60 kg consommés sur la planète. La consommation moyenne par habitant est de 1,2 kilo par an, c’est le double d’il y a vingt ans. Les effets sur les stocks sont importants, explique le ministère américain de l’Agriculture.


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Les chiffres du ministère américain de l’Agriculture, l’USDA, sur la consommation du café sont impressionnants. En analysant les données des marchés mondiaux – qui n’impliquent donc pas la totalité de la consommation – l’année 2017-2018 est un nouveau record. 158 millions de sacs de 60 kilos devraient être consommés. Des chiffres qui montrent que la consommation de café a doublé en vingt ans.

Avec 1,2 kilo de café en moyenne par habitant et par an, les différences selon les zones sont très importantes. « Les Européens sont de loin les plus férus : ils absorbent à eux seuls un tiers quasiment des sacs de café livrés dans le monde chaque année. Viennent ensuite les Américains et les Brésiliens. Mais on compte aussi des amateurs plus récents, notamment parmi les pays producteurs comme l'Indonésie et surtout le Vietnam, qui est le premier producteur mondial de robusta » avance le journal Les Echos .

Par ailleurs, la mondialisation favorise un effet d’uniformisation des pratiques culinaires et alimentaires qui touche aussi largement le café. « D'autres pays d'Asie ont aussi fortement augmenté leur dose de caféine ces dernières années. Une tendance liée à l'accroissement des classes moyennes et à des styles de vie et donc habitudes alimentaires qui changent, expliquent les analystes d'Euromonitor International dans un rapport récent. C'est le cas des Philippines où le café instantané est de plus en plus apprécié, et de la Chine, dont les importations de sacs de café ont été multipliées par deux en cinq ans » poursuit le quotidien économique.

La principale conséquence de cette croissance permanente est la chute des stocks mondiaux. « Au final, les réserves ne devraient pas excéder 34 millions de sacs, soit leur plus bas niveau depuis six ans. En cause ? Une stagnation de la production sur le globe, due en grande partie à une récolte plus faible attendue chez le premier exportateur mondial, le Brésil » alerte l’article.