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Entreprises : la gentillesse, valeur en hausse





La Journée de la gentillesse, mercredi 13 novembre, est l’occasion d’évoquer l’ouvrage que publie Franck Martin aux Éditions Eyrolles : Le Pouvoir des gentils. Ce qui pourrait représenter un antagonisme, au final, ne l’est pas.


Entreprises : la gentillesse, valeur en hausse
Gentil, pouvoir. Ce qui pourrait passer pour un paradoxe ne l’est finalement pas ou plus. En substance, c’est ce que défend l’ancien publicitaire Franck Martin dans un essai paru chez Eyrolles, à l’occasion de la Journée de la gentillesse. Pour sa sixième édition, cette journée, qui entend remettre la gentillesse au sein de nos vies, a eu lieu dans vingt-trois pays. En France, le magazine Psychologies en est à l’origine. L’ouvrage, sous son apparence de goodies - la couverture est illustrée d’un ours en relief que l’on peut caresser - fait preuve d'une rigueur toute scientifique. L'auteur analyse le lien de confiance nécessaire afin de « bien vivre ensemble », que ce soit dans les médias, à l’école, en politique, en entreprise... Il s'agit de retrouver la bienveillance et la gentillesse qui existent naturellement en nous, pour en faire des armes positives.
 
Ces valeurs dont on salue le retour, sont nécessaires, notamment dans l’entreprise. Ainsi, Franck Martin, qui dirige la société Congruences, spécialisée dans la communication et le management des équipes, est convaincu du bien fondé du «management de la vision partagée». En effet, explique t-il, « La performance est inévitablement liée à la relation de confiance entre les membres d’une équipe ». D’ailleurs, le fait d’avoir reconnu le « droit à l’erreur » dans l’entreprise est une grande avancée. Elle fait la peau à l’idée du management « zéro faute », ou pas le droit à l’erreur.
 
En allant plus loin, l’année dernière, un accord a été signé entre les partenaires sociaux. Ce dernier reconnaît l’importance de la bienveillance au travail. D’où l’apparition, ces dernières années, de patrons et de managers au discours et aux attitudes bienveillants par rapport au passé. Franck Martin en est persuadé : « on peut avoir des relations humaines profondes ». À condition d’y associer ces trois valeurs : l’authenticité, l’estime de l’autre et l’empathie. Dans l’entreprise, à croire l’évolution des mentalités, les gentils auraient davantage droit de cité. Ce qui est une bonne chose. Mais attention, être gentil ne signifie pas être bête ou « con ». On a tout à gagner à être gentil explique Franck Martin : « Les gens gentils attirent la gentillesse et permettent aussi de mieux vivre, de mieux travailler ensemble, de mieux échanger dans le respect et l’authenticité. » La gentillesse n’est pas une faiblesse, mais une force. À bon entendeur…
 
Le Pouvoir des gentils, Franck Martin, Éditions Eyrolles.