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Et le luxe devint numérique





Depuis quelque temps déjà, les marques de luxe vivent leur révolution numérique. Elles deviennent des médias à part entière, et il faut bien cela pour gérer les millions de followers qui les suivent sur les réseaux sociaux.


Et le luxe devint numérique
Aujourd’hui, le luxe cultive un véritable paradoxe. Synonyme de rareté, il est pourtant devenu totalement accessible via les réseaux sociaux et Internet. Sur le site des marques, le rêve est à portée de main pour n’importe qui, avec vidéos ou appli à l’appui : on transhume chez Vuitton, on customise son trench sur le site de Burberry, on regarde un mini film dédié à Marion Cotillard, une des muses de la maison, sur dior.com. Le luxe comme si on y était, mais le luxe 2.0.
 
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Par exemple, aujourd’hui, ce sont 12 millions de fans qui « likent » Dior sur Facebook, 15 millions aiment Burberry, et 13 adorent Vuitton. Dans la réalité, cette nouvelle dimension digitale chahute forcément au passage, l’organisation stratégique des maisons. En conséquence, de nouveaux métiers apparaissent : directeurs de la stratégie numérique, pour diriger les sites en étroite collaboration avec les départements de la comm et du marketing, community manager, ou comment gérer les marques sur les réseaux sociaux, web réalisateurs, spécialistes du brand content
 
Out les spécialistes purs et durs du e-commerce ou du e-marketing. Pas suffisant. Aujourd’hui, il faut avoir les deux casquettes, soit les connaissances techniques, et l’expérience du marketing et de la création en même temps. On recherche des profils capables de faire le grand écart, comme relier de façon cohérente le monde plus abstrait du numérique, et les savoir-faire classiques, plus concrets et typiques des métiers du luxe.
 
Aujourd’hui, grâce au Web, les magasins deviennent planétaires avec une nouvelle cible plus jeune, connectée, très différente du profil des acheteurs habituels. C’est pour cela que les marques, d’abord réticentes, se sont lancées dans l’aventure 2.0 – inévitable et positive dans le même temps – pour s’approprier ces millions de fans virtuels mais bien réels, nourrir leur intérêt, leurs attentes, leurs goûts. L’élitisme et l’exclusivité inhérents au luxe, ont dû se soumettre à d’autres priorités.
 
Les groupes de luxe ne peuvent plus compter sans ces nouvelles technologies, et ces outils que représentent le Web et les réseaux sociaux. Avec, et avec cette interaction, ils ont compris que leur image était plus facilement gérable. Avant, les marques ne savaient pas quoi faire de ces milliers de fans lancés à leurs trousses sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée : si ces followers dictent le la, ils aident aussi les marques à se positionner, à trouver leur place, et à mieux contrôler leur image. Le nerf de la guerre, si guerre il y a.