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Guillaume Delvigne, designer multicartes





Il conçoit des objets pour la grande distribution, mais aussi pour des maisons de luxe ou des galeries. Le designer Guillaume Delvigne a plus d’un tour dans son sac.


Guillaume Delvigne
Guillaume Delvigne
Une fois n’est pas coutume. Il fait le grand écart. Tour à tour, il conçoit des casseroles pour Tefal, des vases pour Hermès, une table pour La Redoute, des créations plus confidentielles pour de petits éditeurs ou des galeries, des robots électroménagers pour Moulinex…

Tout inspire ce jeune designer d’une trentaine d’années. À la rentrée, c’est chez Habitat que l’on trouvera ses créations. «J'apprécie de travailler pour la grande distribution – c'est presque une usine que l'on monte tout exprès pour votre objet – et j'aime également créer quelques pièces presque uniques pour un galeriste qui croit en vous», explique au Monde.fr, Guillaume Delvigne.

En 2011, il obtient le Grand Prix de la création de la Ville de Paris. Depuis, il continue son parcours sans faute, motivé par le fait de «rendre les choses belles et sensibles», ce qui rencontre forcément un écho.

Diplômé il y a douze ans de l’École de design Nantes-Atlantique, où il est né, il s'installe ensuite en Italie. Il y partage le même studio que le designer britannique, George J. Sowden, à l’origine avec l’Italien Ettore Sottsass du mouvement Memphis. Ce dernier, fondé à Milan en 1980, a ouvert une nouvelle voie au design italien.

En 2004, Guillaume Delvigne se fait remarquer au Salon du meuble de Milan avec des objets blancs crées à plusieurs jeunes designers. Un an plus tard, lors du même salon, c’est la consécration avec ses «chapeaux pour vase». Il collabore ensuite avec des designers et studios influents : les RADI Designers, Marc Newson, Cédric Ragot.

Dans ses créations, malgré une infinie précision, il laisse un champ libre à la poésie : « je n'enferme pas ces ustensiles dans une seule fonction. Je libère les objets afin que chacun se les approprie. » C’est pourquoi, il crée des pièces « compagnons de vie », explique t-il au site du Monde.

Des objets hybrides qui oscillent entre plusieurs fonctions. Ils ont aussi du sens et sont adaptés à l’usage. « J'ai peur du trop sérieux, du trop prétentieux : si un objet est très beau mais vain, il ne vivra qu'un temps », dit-t-il. Il faut croire que tel qu’il est parti, ses créations devraient vivre longtemps.

Guillaume Delvigne, designer multicartes