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L'imam danoise Sherin Khankan inaugure une mosquée féminine





Au Danemark quatre femmes imams sont déjà en exercice. Sherin Khankan assure : « Trois des quatre grandes écoles traditionnelles sunnites autorisent l'imamat des femmes et la quatrième ne l'interdit pas. »


En août 2016, Sherin Khankan a inauguré la mosquée Mariam. Un article en ligne du journal Paris Match explique : « Une fois par mois, la prière est exclusivement réservée à ses «soeurs». C'est aussi elle, la belle Sherin, qui lance l'adhan, l'appel à la prière. De quoi démontrer que, accommodé à la sauce danoise, l'islam est une religion moderne et progressiste. »

L’imam féminine ajoute : « Oui, la femme est précieuse dans l'islam, mais si elle n'a pas le droit de prononcer la prière... les choses n'avancent pas.»  Les initiatives de Sherin est un énorme succès. Elle précise : « Ce centre, mené par des femmes, permet aux musulmanes d'être visibles. »

« Proche du soufisme »

L’article de Paris Match dresse le portrait de cette femme particulière: « Mariée, mère de quatre enfants, Sherin Khankan a fait ses études à Damas et à Copenhague. Elle se dit proche du soufisme, cette pratique vieille de treize siècles qui se nourrit de philosophie et d'ascétisme, et ne porte pas le voile en dehors de la mosquée. Pour elle, ‘le hidjab représente la sincérité, il permet d'être plus proche de Dieu’. »

Diplômée en psychothérapie, « elle a créé des groupes de parole et d'aide pour les femmes victimes de violences psychologiques. Elle s'est aussi intéressée aux religions, avant de devenir une sociologue renommée. »

Sherin Khankan est « une philanthrope généreuse, sensible et brave » ajoute l’article, qui précise : « Douce et déterminée. Des signes particuliers qui, appliqués aux religions, universellement dominées par les hommes, pourraient transformer la face du monde. La partie n'est pas encore gagnée, en témoigne cette réflexion de sa fille aînée. »

L’imam ajoute : « Ce centre, mené par des femmes, va permettre aux musulmanes d'être visibles dans des institutions patriarcales. L'impact va au-delà de la mosquée, il se ressent dans la relation avec les maris, les enfants. C'est une image forte pour contrer l'islamophobie. Les femmes imams et les intellectuelles essayent d'interpréter le Coran selon notre époque et nos moeurs.»

Lire l’intégralité de l’article de Paris Match ici.