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L’ogre Amazon s’attaque à la BD





Le géant américain de la distribution de livres a annoncé qu’il achetait la plateforme de distribution de bandes dessinées ComiXology. Le milieu de l’édition et les librairies, déjà inquiets par le redoutable succès de la société, craignent cette ouverture sur d’autres secteurs très populaires.


Jeudi 10 avril, Amazon a annoncé le rachat de ComXology, la plus importante plateforme de distribution de bandes dessinées au format numérique. Le site vend surtout des comics américains mais aussi des œuvres d’éditeurs français et européens.

Le groupe américain a chamboulé le milieu de l’édition et de la distribution de livres. Les libraires n’arrivent pas à s’aligner sur la société mondiale, grand leader des neufs et occasions.

« Convertir le monde entier en fan de BD »

Dans un message diffusé sur le site de ComiXology, son fondateur et président David Steinberger dit « nous avons longtemps eu pour objectif de convertir le monde entier en fan de BD. Avec l'aide d'Amazon, cet objectif fou est plus réalisable que jamais. »

Lancé en 2007 à New York, ComiXology distribue les formats numériques de plus de 75 éditeurs d’illustrés : comics, BD, Manga. Les Marvel et DC, sont disponibles aux côtés des éditeurs français Glénat, Delacourts-Soleil ou Ankama. Depuis 2013, la société s’est lancée sur le marché franco-belge de la bande dessinée.
Grâce à des applications pour tablettes, liseuses et téléphones intelligents, ComiXology proposeplus de 35 000 ouvrages et a enregistré plus de 180 millions téléchargements depuis son lancement.
 
Les éditeurs français d’illustrés refusent de travailler avec la plateforme de peur de se voir dicter les stratégies de vente et d’édition. Déjà inquiets par le succès de ComiXology, ils voient d’un mauvais œil son rachat par encore plus gros avec Amazon. Face à ce concurrent, les éditeurs militent pour un regroupement des éditeurs européens et français pour mieux gérer la position de force des Américains. « On savait qu'un jour ou l'autre allait débarquer un géant américain avec la volonté de nous dire comment vendre de la BD, à quel prix et quand. Cela rend d'autant plus nécessaire le regroupement des éditeurs francophones de BD sous une même bannière, comme nous avons commencé à le faire avec Izneo » a expliqué au journal Le Monde, Claude de Saint Vincent, directeur de Média Participations, ne premier éditeur de BD français.