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La Biennale de Némo





La Biennale internationale Némo, ou la consécration des arts numériques à Paris et sa région.


La Biennale de Némo
Art contemporain numérique, performances audiovisuelles, musiques exploratoires, écritures numériques... Némo, la Biennale internationale des arts numériques, c’est un peu tout cela à la fois. Cette année, le festival annuel se transforme en biennale. Biennale qui va durer quatre mois. Coup d’envoi, le 1er octobre prochain à Paris. Au programme, une grande thématique transversale : « Prosopopées : quand les objets prennent vie. » Autant de disciplines émergentes, de médias variables qui posent des questions sociétales comme la création d’un marché de l’art numérique, l’événementiel numérique, les installations numériques dans l’espace public, ou encore, la constitution d’un patrimoine numérique.

Pour ce faire, trente-deux lieux sont mis à disposition, à Paris et en Île de France : le Centquatre, le Trianon, la Philharmonie de Paris, la Maison des arts de Créteil, la Gaîté lyrique, l’Avant Seine - Théâtre de Colombes, le Cube, le Centre de création numérique à Issy-les-Moulineaux… Autant dire, que l’art numérique étend sa toile et qu’il n’est pas fait que pour les geeks. La preuve ? Cette biennale syncrétique rassemble des évènements aussi variés que des fêtes à tout casser avec Squarepusher. Derrière le pseudonyme, l’artiste britannique Tom Jenkinson, prévoit « un spectacle halluciné » selon Elle. Ce dernier a déjà fait date à Londres, au Barbican Center.

Némo, ce sont aussi des œuvres et installations qui bousculent. À plus forte raison cette année, car la version 2015, met au centre des préoccupations et des évènements, des « objets qui prennent vie. » Résultat, le public assistera, entre autres, à l’arbre en fugue de Kristof Kintera, au divan dressé de Jacob Tonski, à la lutte entre un radiateur et un frigo de Charbel-Joseph H. Boutros… Bizarre, pointue, technologique et poétique, cette biennale est aussi l’occasion de voyages immobiles : brouillard de couleurs de Kurt Hentschläger, vidéos, « Horizon » de lumières et de sons de Nonotak… Si l’art numérique n’est pas encore mainstream, il n’est plus tout à fait geek. Plutôt, un concentré d’expériences qui fait appel à tous les sens.

Némo, Biennale internationale des arts numériques, Paris, Île de France, du 1er octobre 2015 au 31 janvier 2016. www.biennalenemo.arcadi.fr