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La dette mondiale est de 100 000 milliards de dollars





Le quotidien Les Echos publie les conclusions de la Banque des règlements internationaux (BRI) sur la dette mondiale. En près de douze ans elle a été multipliée par 2,5 pour atteindre 100 000 milliards de dollars.


DR sciences-economiques.com
DR sciences-economiques.com
Les chiffres de la Banque des règlements internationaux (BRI) font tourner la tête. D’après ses estimations publiées lundi 10 mars, le montant de la dette mondiale s’élève à 100 000 milliards de dollars soit « plus de quatre fois le PIB réuni de la Chine et des Etats-Unis ». Le quotidien économique Les Echos, qui a obtenu ces chiffres en avant-première, explique que « Cela inclut les obligations des Etats et les dettes cotées des entreprises et des sociétés financières, mais pas celle des ménages. »

En 2000, la dette mondiale était de 40 000 milliards et en 2007, juste avant la crise, elle s’élevait à 70 000 milliards. Une progression impressionnante qui s’explique principalement par la volonté des pays occidentaux de compenser par l’endettement le ralentissement économique. Les Etats se sont ainsi beaucoup endettés ces dernières années : « L’encours des titres de dette souveraine a bondi de 80 % en six ans, à 43.000 milliards de dollars en juin 2013. Autrement dit, la dette publique de chaque humain se monte à 6.142 dollars » relève Les Echos.

Les dettes cumulées des entreprises financières ont dépassé 10 000 milliards de dollars. Les difficultés croissantes à obtenir un crédit les ont amenées à chercher des moyens sur les marchés financiers, souligne le quotidien spécialisé.

Barre des 90% pour les Etats

La moyenne de la dette des Etats dépasse 72% du PIB. Certains pays, Etats-Unis et Japon en tête, dépasse largement cette proportion ou la barre critique de 90%. Les Etats qui se trouvent à un tel niveau d’endettement doivent adapter leur politique à une situation qui peut vite dégénérer. Cité par Les Echos, l’économiste Jean-Paul Betbèza explique que, dans une situation pareille, « il y a une condition : accepter une croissance et une inflation modestes pour que les taux d’intérêt ne remontent pas trop, pour ne pas asphyxier la reprise. C’est la stratégie de la Fed ».

De manière générale, la plupart des pays concernés par des forts niveaux d’endettement ont privilégié des politiques d’austérité. C’est le cas de l’UE qui cherche à stabiliser son niveau d’endettement en agissant sur les taux des pays les plus fragilisés.