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La frite, une fois





En Belgique, la frite est une question sérieuse. Une affaire d’état même. Les trois communautés sont d’accord sur un point : elles veulent que la frite, belge donc, soit inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.


La frite, une fois
En Belgique, quand il s’agit de frites, ça ne rigole pas. Comme il y a la fête de la bière à Munich, en Belgique, il y a la… semaine de la frite. Interdit de rire. Le sujet a son importance : que la frite belge figure au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. Pas moins. Mais dans un pays où les communautés s’écharpent et font sécession sur bien des points, la frite fait l’unanimité. Et rien que ça, c'est chapeau bas.
 
Une pétition on line, nous sommes bientôt en 2015, recueille donc les signatures pour que la frite belge soit reconnue comme une tradition, celle de la fritkot, la cahute à frites. Un trait tout ce qu'il y a de plus sérieux contribuant à la « belgitude », selon les sociologues, rapporte M, le magazine du Monde. Au-delà de l’anecdote, les communautés francophone, néerlandophone et germanophone font entendre leur voix de concert. C’est suffisamment rare pour être souligné.
 
Certes. C’est bien, mais quid des French Fries ? René Collin, centriste de son état, et ministre wallon de l’agriculture, à l’origine de la pétition, s’est dit ouvert à déposer une candidature commune avec le Nord-Pas-de-Calais. Ouf, on a eu peur. Ouf, on est sur la même longueur d'onde. Comme en Belgique : l’Union nationale des frituristes (UNAFRI) reste très unie contrairement à d’autres domaines. En Belgique, on peut dire, la frite fait la force !

La frite, une fois