NLTO
Not Like The Others

// MAGAZINE HORS NORME POUR HYPERACTIFS DISTINGUÉS //






Suivez-nous
Twitter
Facebook
Rss







Le FBI veut faire tomber Tor





Tor, le logiciel permettant de surfer sur Internet dans un total anonymat, est dans le radar du FBI. Ce dernier se serait récemment associé à une université américaine afin d’arriver à ses fins, en vain.


Tor, ou la face cachée du Web. Oui, mais plus pour longtemps ? Le FBI, le Federal Bureau of Investigation, aurait le programme qui permet de surfer sur le Web de manière anonyme, dans son collimateur. D’après Tor lui-même, le bureau américain se serait récemment associé à l’université Carnegie Mellon, afin de « lever l’anonymat garanti par le réseau », rapporte Le Figaro. Quand on dit « associé », c’est un euphémisme. Et c’est aussi une histoire de gros sous : ce serait une transaction de plus d’un million de dollars qui aurait été effectuée entre le FBI et des chercheurs de cette université américaine située à Pittsburgh en Pennsylvanie. Les intéressés ont contesté la rumeur avant de la démentir formellement, selon le technophile magazine américain Wired.
 
Pourtant, aux États-Unis, l’affaire a fait beaucoup de vagues. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le réseau Tor est victime d’une tentative de mise à pied. Il y a un peu plus d’un an, le FBI et Europol cette fois, l’European Police Office, l’organisation de police criminelle de l’Union Européenne, voulaient mettre à genou Tor. En tout cas, lever l’anonymat des utilisateurs du réseau. Plus largement, assainir le Deep ou le Dark Web, la face cachée d’Internet, accessible certes, « mais non indexée par les moteurs de recherche », rappelle Le Figaro. Souvent, comme récemment, les universités sont sollicités. Ce qui fait dire à Tor : « cette attaque crée un inquiétant précédent : les libertés civiles sont remises en question si la police considère qu’elle peut contourner les règles en matière de preuves en sous-traitant le travail de la police aux universités. » À la fois, quand on veut la peau de Tor, tout est permis, y compris de s'adjoindre les services de chercheurs dans les universités.