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Le cancer de la peau : ne pas négliger la prévention





À l’occasion de la journée de dépistage du cancer de la peau le 30 mai 2013, une communication de sensibilisation a été lancée. Pas moins de 300 dermatologues consultaient gratuitement dans toute la France. Une occasion de revenir sur cette maladie bénigne dans la plupart des cas, mais qui peut toucher une large catégorie de personnes.


Crédit photo : Johntex
Crédit photo : Johntex

Qu’est-ce que le cancer de la peau ?

En fait, il existe plusieurs types de cancer de la peau. Trois pour être exact. Le carcinome basocellulaire, le carcinome spinocellulaire, et le mélanome. Les deux premiers sont peu dangereux et le taux de mortalité est d’ailleurs très faible. Pour le développement des mélanomes, c’est au contraire un cas préoccupant. S’il n’est pas forcément dangereux nocif, il peut le devenir rapidement. C’est donc particulièrement le mélanome qui est visé lors de la journée de prévention puisque c’est le plus grave. En France, 9000 personnes sont touchées, et 1620 en sont décédées (en 2011). Depuis 15 ans que cette édition existe, les comportements ont changé. Les patients viennent beaucoup plus tôt, et cela tend à diminuer la dégradation des mélanomes en cancer. Une grande partie des consultations des dermatologues consiste d’ailleurs en des opérations de contrôle. De manière générale, il est conseillé de se faire dépister chaque année.

Comment se déclare-t-il ?

Le cancer de la peau se déclare essentiellement lors d’une exposition trop longue et répétée aux rayons ultra-violets. Les coups de soleil sont particulièrement révélateurs d’une exposition nocive pour la peau de même qu’ils ne sont pas le seul symptôme lié à la maladie. Par ailleurs, certaines personnes peuvent présenter des prédispositions naturelles favorisant le déclenchement du cancer de la peau. C’est particulièrement le cas pour les personnes au teint clair, aux cheveux blonds, roux, châtain clairs, ou présentant des yeux bleus ou verts. Sont aussi concernés les individus qui ont des difficultés pour bronzer. Cela ne signifie pas pour autant que lorsqu’on bronze facilement, ou que l’on a la peau davantage pigmentée, on ne court aucun risque. L’exposition au soleil n’est toutefois pas la seule cause. D’autres cas peuvent être à la base de la maladie, comme une surexposition aux rayons X, un contact cutané avec des substances spécifiques (arsenic, radium, etc.). Pour certains cas très rares, il s’agit d’un dérèglement du corps, sans explication spécifique. Les cellules saines mutent alors en cellules cancéreuses.
 
Le processus qui déclenche une détérioration cancéreuse des cellules de la peau est constitué par la mutation de l’ADN d’une cellule. La cellule atteinte, comme la plupart de celles qui composent notre corps, se multiplie, reproduisant ainsi la mutation génétique à l'origine de la maladie. Comme les autres formes de cancers, c’est par cette mutation cellulaire que le corps devient malade.

Comment repérer les signes d’un cancer de la peau

Afin de dépister précocement le cancer de la peau, une observation régulière de la peau est la clef. Tout dérèglement soudain : apparition de grains de beauté, de tâches à l’aspect étrange, ou tout changement suspect au niveau cutané peut être un symptôme du cancer. Une technique assez simple est recommandée par les dermatologues. Il s’agit de la méthode mnémotechnique ABCDE qui permet de surveiller le développement des grains de beauté et des tâches. La lettre A pour surveiller l’Asymétrie (ils doivent être réguliers et présenter une forme régulière) ; B pour Bords irréguliers (si c’est le cas, le grain de beauté nécessite une attention particulière) ; C pour Couleur non homogène (ceux qui présentent plusieurs couleurs comme le brun le blanc le rouge ou le bleu sont à traiter avec prudence) ; D pour le diamètre (le diamètre ne doit pas être supérieur à six millimètres) ; et enfin E pour l’évolution (toute évolution, qui plus est si elle est rapide, doit être mentionnée auprès d’un médecin). Le meilleur des diagnostics reste bien entendu l’apanage du professionnel. Aussi il ne faut pas hésiter à consulter un médecin généraliste ou un dermatologue.

Quels traitements ?

Une majorité des personnes atteintes d’un cancer de la peau guérissent et la rémission est possible sans trop de conséquences. Les mélanomes se traitent par un retrait de la tumeur (et dans certains cas, celui du ganglion qui peut être atteint). Cela peut être complété par la prescription de chimiothérapie ou d’immunothérapie. S’il y a la présence de métastases, un traitement par radiothérapie est nécessaire. Pour les cas les plus graves, en cas de mélanome avancé, les malades peuvent avoir recours à l’ipilimumab, un médicament qui permet de doubler l’espérance de vie des personnes atteintes.
 
Par ailleurs, lors de la journée de dépistage du cancer de la peau, une opération de télédermatologie était mise en place. Elle permettait aux patients de se faire ausculter à distance par des médecins, via Internet, en envoyant des photos. L’analyse en temps réel permettait alors un diagnostic rapide. Une initiative qui mériterait d’être développée pour d’autres types de consultations médicales, comme la visite classique chez un médecin généraliste. Lorsque les symptômes sont identifiables de visu, et par exemple par webcam, cela pourrait faciliter l’accès aux soins de certaines personnes vivant éloignées de toute présence médicale (il existe en France des « déserts médicaux » où peu de médecins sont présents). Il serait alors possible de mettre en place un système de paiement à distance de la carte vitale.