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Le marché du bien-être personnel rencontre les outils connectés





Le marché des outils de santé s’accroit considérablement. Si le phénomène n’est pas nouveau et date d’une dizaine d’années, ces objets intelligents fournissent à ses utilisateurs des indications primaires telles que le pouls ou la tension, mais peuvent aussi présenter un diagnostic de santé plus en profondeur grâce à une multitude de capteurs.


Représentaton graphique d'une fréquence cardiaque
Représentaton graphique d'une fréquence cardiaque

Une démarche de suivi

L’objectif premier de ces accessoires modernes est de faire connaître à un individu un grand nombre d’information sur son corps. L’avantage est d’enregistrer ces mesures et de les comparer sur un long terme afin d’en tirer des conclusions sur l’état de santé d’une personne et suivre son évolution. Une sorte de diagnostic personnel de santé. Ainsi, grâce à des balances, des tensiomètres, des bracelets et autres types d’outils connectés, il est possible de mesurer ses données personnelles via son smartphone, sa tablette, pour assurer un suivi particulier et fréquent. Les applications de mesures sont diverses et évoluent suivant les objets utilisés. Une balance peut par exemple proposer d’évaluer le poids, mais aussi la masse graisseuse. Un bracelet accroché au poignet offrira une fonction de podomètre, permettra de mesurer le pouls ou encore la pression artérielle. D’autres capteurs et applications donnent la possibilité de compter le nombre de calories brûlées sur un temps donné ou de transmettre des informations sur la qualité de l’air ambiant.
 
Une démarche qui promeut une gestion du bien-être physique et mental, puisque certaines de ces applications comme le bracelet « Up » de Jawbone fournissent des informations sur la quasi-totalité des activités physiques quotidiennes. Dans ce cas précis, il est possible d’analyser le sommeil et les siestes. Il prévient le porteur, grâce à un vibreur, du temps optimum de repos lors d’une sieste et engrange, lors des nuits de sommeil, des informations comme la durée du sommeil léger et profond, le temps entre la mise au lit et le moment où l’on s’endort. L’objet connecté enregistre en outre toutes les activités 24h/24 et alerte le porteur d’une activité trop faible. Les séances de sports sont programmables et bien entendu une multitude de données évalue la performance. Cette analyse de la vie quotidienne va jusqu’à proposer de scanner les codes-barres des aliments consommés, ou bien de les prendre en photo et de noter les caractéristiques du produit via l’application dédiée sur smartphone ou tablette afin de garder une trace de ses choix alimentaires.
 
La finalité veut être l’amélioration de la qualité de vie. Par ailleurs, l’aspect hyperconnecté de ces objets permet à ses utilisateurs de partager ses performances, ses résultats, sur les réseaux sociaux. On y retrouve la notion de jeu puisque des défis sont proposés avec les autres internautes. Les données personnelles sont assurées être préservées par Jawbone. Ces objets prônent le concept d’anima sana in corpore sano pourrait-on dire. Des applications de la sorte étaient déjà disponibles auprès du public principalement via des programmes sur consoles, mais un tel niveau de suivi physique, et le caractère mobile, n’étaient jusqu’alors disponibles qu’auprès des sportifs(1).
 
Le marché joue ainsi sur un désir propre à chacun : celui de vouloir s’améliorer. À travers la promesse d’augmentation de ses capacités, ces outils jouent sur un concept marketing simple, allier la performance et la santé au ludique grâce à des systèmes de récompenses et de jeux virtuels.

Une diversité d’applications

Ces applications ne sont toutefois pas limitées à la simple notion de bien-être, dont les mesures rencontrent un scepticisme chez les professionnels de la santé. Certains outils, plus sérieux, se font en revanche l’instrument d’une réelle capacité de surveillance médicale. Comme c’est le cas de la société suisse Empa qui a développé un bracelet permettant de détecter les défaillances cardiovasculaires pour les personnes nécessitant une surveillance régulière. Et pour être le plus précis possible dans ses mesures, un capteur placé dans le bracelet mesure la pression que l’appareil applique sur la peau. De cette manière, l’écart entre l’appareil et le poignet de l’utilisateur est signalé et les mesures sont ajustées en fonction et empêchent les fausses mesures. Parmi les objectifs poursuivis par ce type de technologique : déceler les irrégularités ou les signes précurseurs d’infarctus. Ainsi le bien-être personnel, le suivi de sa forme, mais aussi la surveillance médicale se trouvent être de plus en plus connectés.


(1) L’amplitude et la précision des applications proposées auprès des particuliers est toutefois à relativiser. Ces objets restent pour l’heure des gadgets.