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Le sport en entreprise : être bien dans sa tête et dans son corps





Parce que les résultats de toutes les enquêtes de satisfaction des salariés avancent que le sentiment de bien-être au travail est plus important que la rémunération, il est de plus en plus important pour les entreprises d'offrir les moyens de faire du sport ou, a minima, de promouvoir la pratique sportive.


La place du sport dans la vie d'un salarié en France pose un véritable problème. En entrant dans la vie active, de nombreux Français arrêtent tout exercice physique, faute de temps, faute de motivation ou faute de moyens.

Un équilibre fragile

Or, prendre le temps de faire de l'exercice aide à mieux contrôler le fragile équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Et, pratiqué en entreprise, le sport peut avoir un effet bénéfique sur la cohésion d'équipe et sur le climat social en plus de maintenir en forme les salariés. Si 48 % des Français pratiquent un sport au moins une fois par semaine, seuls 13 % le font sur leur lieu de travail.

En octobre 2012, le Centre d'Analyse Stratégique qui dépend des services du premier ministre a publié une note intitulée "Comment mettre le sport au service de la santé des salariés ?". Il fait trois propositions qui restent toujours d'actualité :
- La création d'une charte « sport pour tous », calquée sur la charte de la diversité et selon laquelle les entreprises et administrations signataires s'engagent notamment à faciliter la pratique sportive en aménageant les horaires de travail.
- L'intégration dans les formations aux ressources humaines de modules sur l'amélioration de la santé et du bien-être des salariés par l'activité physique.
- La mise en place d'un cadre de pratique sportive spécifique pour les salariés seniors sur le lieu de travail (dans le cadre des obligations liées au dialogue social sur l'emploi des seniors).

Trop cher pour les directions d'entreprise

Les directions d'entreprise considèrent encore trop souvent que proposer des activités sportives aux salariés en entreprise n'est qu'un facteur de coût et que celui-ci est de toutes façons trop élevé. Sans parler des entreprises qui proposent timidement quelques activités mais auxquelles les managers ne participent pas, entraînant ainsi un sentiment de culpabilité des employés qui participer à une activité "pas encouragée par la hiérarchie".
 
Pourtant, lorsque la mode était aux opérations de team building, à coups de sauts en parachute ou de voyages au soleil, les directions ne rechignaient pas à payer des factures, parfois très élevées.
 
Sans aller jusqu'aux pratiques de grandes entreprises comme Microsoft, où les salariés bénéficient d'une salle de gymnastique intra-muros ou encore Total, qui procure à ses équipes des piscines, mettre en oeuvre des programmes simples et peu couteux est possible. Embaucher un coach sportif, installer un ou plusieurs vélos dans des salles communes, permettre aux salariés d'aménager leurs horaires pour aller courir le midi, installer des douches et des vestiaires pour le personnel ne sont pas des dépenses insurmontables.

Lorsque l'on sait qu'un salarié actif est 12% plus productif qu’un salarié sédentaire et qu'éliminer un des facteurs de risque (tabac, sédentarité, surpoids, etc.) permet de gagner 9% de productivité et de réduire de 2% l’absentéisme, il ne reste plus aux entreprises que de se donner enfin les moyens d'aménager pratique sportive et vie en entreprise.