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Mark Zuckerberg essaierait-il de s'aventurer sur les plates-bandes de Google ?





Rester au sommet implique nécessairement l'apport d'innovations. Valable pour toute entreprise, cette ligne de conduite est depuis ces derniers mois mise en application par le leader des réseaux sociaux, Facebook. L'univers virtuel créé par Mark Zuckerberg multiplie en effet les innovations afin de maintenir la ferveur de ses utilisateurs. Dernière création en date, le service dénommé Graph Search. Ce moteur de recherches intégré au sein du réseau social pourrait-il faire de l'ombre à l'autre géant d’Internet, Google ?


Graph Search, une fonctionnalité chère à Mark Zuckerberg

Mark Zuckerberg essaierait-il de s'aventurer sur les plates-bandes de Google ?
Une certaine fierté se lit sur le visage de Mark Zuckerberg en ce 15 janvier 2013. La présentation d'une importante fonctionnalité dorénavant intégrée à son réseau social en est la principale raison. Graph Search est né et le PDG de Facebook l'évoque avec un enthousiasme débordant. Pour lui, ce service innovant est à considérer comme un nouveau pilier du réseau social. Disponible pour le moment dans sa version bêta, l'application n'est encore accessible que par un nombre limité d'utilisateurs, titulaires de comptes dans la version anglo-américaine de Facebook. Les motivations qui ont poussé à la création de cette nouvelle fonctionnalité sont nombreuses, mais Mark Zuckerberg tient à préciser avant tout que c'est pour rendre service aux utilisateurs.

Un moteur de recherche « social »

Le réseau social Facebook dispose donc désormais de la fonction Graph Search. Sous cette appellation anglo-saxonne se cache tout simplement un moteur de recherche que l'on pourra qualifier de « social ». Traduite dans la langue de Molière, cette option prendra le nom de « Recherche dans le graphe Facebook », destinée aux utilisateurs francophones du réseau social. Comme tout moteur de recherche, la fonctionnalité première de Graph Search sera de répondre à des requêtes effectuées par les utilisateurs de Facebook. Ce moteur de recherche « social » est en fait très différent des moteurs de recherche classiques puisque les résultats aux requêtes d'un utilisateur seront produits à partir des réponses trouvées dans les données de ses contacts Facebook. Grâce à un accord entre les deux firmes, Bing, le moteur de recherche signé Microsoft proposera également des réponses sur les résultats proposés par Graph Search.

Mark Zuckerberg essaierait-il de s'aventurer sur les plates-bandes de Google ?

Une nouvelle façon de faire ses recherches

Graph Search innove précisément dans la manière de réaliser la recherche sur Internet. Si l'utilisateur fait une requête à propos d'un mot quelconque, une première partie des réponses fournies sera donc tirée de la base de données constituée par ses contacts Facebook. Ensuite, d'autres résultats apportés par Bing complèteront les réponses disponibles. Selon Mark Zuckerberg, ce procédé permet d'avoir des résultats plus intéressants que ceux fournis par les moteurs de recherches habituels. Pour le PDG de Facebook, l'intérêt repose sur le fait que les réponses proposées sont plus concrètes, car elles proviennent directement des expériences et du vécu de chaque contact de l'utilisateur. Ainsi, au lieu de retrouver une liste de liens anonymes et neutres comme le présentent les outils de recherches du moment, ce sont des informations plus personnelles et plus proches de l'utilisateur qui s'afficheront avec Graph Search.

Graph Search très différent de Google

Pour les observateurs comme pour les utilisateurs, des questions se posent quant aux éventuels effets de Graph Search sur l'avenir d'Internet. Ce nouveau moteur de recherche « social » aura-t-il assez de répondant pour détrôner ceux qui sont au sommet aujourd'hui, dont l'inusable Google en tête ? D'une manière objective, il convient d'affirmer que l'outil proposé par Facebook est quelque peu restrictif par rapport aux habituels moteurs de recherche. Si l'utilisateur ne totalise que quelques dizaines, voire une centaine de contacts sur son compte Facebook, les résultats trouvés par Graph Search n'en seront que proportionnellement réduits. Car si Google dispose d'un index structuré et d'un algorithme efficace pour répondre à une requête, Graph Search utilise les publications ainsi que la liste des contacts pour faire de même.

Une menace pour Google ?

À partir de ce dernier point de vue, on ne voit pas comment cette dernière-née des fonctionnalités de Facebook pourrait bousculer la suprématie du géant de Mountain View dans le cadre de la recherche sur Internet. Les résultats proposés par Graph Search sont vraisemblablement plus subjectifs que ceux fournis par Google qui englobent beaucoup plus de réponses. Seulement, un autre enjeu fait également son apparition dès lors que les titulaires de comptes Facebook auront l'habitude d'utiliser Graph Search : celui de la monétisation des informations. Une telle fonctionnalité présente l'avantage d'en savoir toujours un peu plus sur les titulaires de comptes Facebook : leurs goûts, leurs envies et leurs attentes. Une fois connues, ces informations hautement monnayables pourront servir de base pour le réseau social afin de générer une nouvelle source de revenus, qui découle du marché publicitaire ou de l'e-pub.
Mise à part sa principale fonctionnalité qui est de répondre à des requêtes, Graph Search est aussi un nouvel outil qui permettra à Facebook de tirer parti des informations de son milliard de membres. S'adjuger une partie du marché à fort potentiel de la publicité en ligne, tenue de main de maître par Google, fait sans aucun doute partie des intentions secrètes de Mark Zuckerberg.