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Open Data, la SNCF joue le jeu





État du trafic et du réseau Transilien, fréquentation, précisions sur la régularité et la ponctualité des trains… La SNCF joue à fond la carte de la transparence. Et c’est tout bénèf : des start-up, par le biais de leurs applis, s’engouffrent dans ce créneau


Open Data, la SNCF joue le jeu
L’open data, c’est quoi ? Les données publiques ouvertes de grandes sociétés. Autrement dit, C’est la mise à disposition pour le grand public, d’informations et de données internes. Autant dire, qu’aujourd’hui, la SNCF joue carte sur table. Ce qui fait du bien au pays de la langue de bois. Si d’autres entreprises se lancent à très petits pas, comme la Poste ou la RAPT, la SNCF fait elle, figure de précurseur, et en même temps, de modèle à suivre.

Un dispositif a été ouvert il y a trois ans,* et l’opérateur ferroviaire est également partenaire de la plateforme Dataconnexions : un système qui pousse les sociétés à faire part de leurs données publiques. Si c’est une excellente initiative, elle était aussi risquée. Car ouvrir ses données internes, c’est mettre sur le réseau, les bonnes informations, mais aussi les mauvaises : comme le retard des trains, la ponctualité aléatoire de certains TGV, les horaires des TER, le nombre d'usagers en transit dans une gare du réseau transilien d’Île de France etc. Les faits sont livrés dans leur intégralité, et donc pas filtrés. Il n’y a priori, ni déni ni mésinformation.
 
Finalement, dans cette clarté affichée, tout le monde s’y retrouve. Même si l’idée même d’open data, avant qu’elle ne soit mise en place à la SNCF, a donné lieu à des discussions dantesques. Rappelons que la SNCF emploie  250 000 salariés ! Il a fallu changer les états d’esprit. Le mouvement, évidemment, a été compliqué à initier. Maintenant que l’open data est un fait accompli, les réactions restent mitigées. Mais ce qui est sûr, et peut-être le plus surprenant aussi, c'est que livrer ses informations internes au grand public, agirait sur l’évolution à l’intérieur même de la SNCF !
 
Autre pôle positif, du point du vue de la Recherche et du développement, le traitement de ces informations brutes de décoffrage, pousse les dirigeants à s’inspirer des start-up avec lesquelles ils collaborent. Car il ne faut pas se leurrer, telles qu’elles sortent, les données sont incompréhensibles pour le voyageur de base. Résultat, la SNCF incite la création d’applications, comme celle appelée « Tranquilien ». Application super utile s’il en est : elle donne à l’avance, le taux de remplissage des trains en banlieue parisienne.

On peut aussi citer « No Way », une appli dédiée aux usagers handicapés qui indique quels sont les itinéraires adaptés dans les gares. À venir aussi, « Raildar », une application qui permettra à la SNCF de délivrer une carte numérique indiquant le déplacement des trains en temps réel.
 
D’autres initiatives seraient dans la boucle. Et encore une fois, la SNCF joue le jeu. Elle a d’ailleurs mis en place le «Datashaker», un système de soutien aux start-up situé dans la pépinière de coworking parisien Numa, et parrainée par la SNCF. De quoi, à l’avenir, s’inscrire dans le mouvement de l’« open innovation » et collaborer au maximum avec des start-up, afin de créer de plus en plus de services innovants. Circulez l’information, il y a plein de choses à voir…
 
*www.data.sncf.com
 

Open Data, la SNCF joue le jeu