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Paris : Top of the Pops





À coup de film, de livres, de djs stars ou de nouveaux endroits, la nuit parisienne renaît de ses cendres.


Paris : Top of the Pops
La nuit, on la vit plutôt sur un dance-floor que dans les livres. Et pourtant, cet hiver, ils sont quelques-uns à se retourner sur l’âge d’or de la night versions 90 et 80. Ainsi, Dix mille et une nuits de Hubert Boukobza, l’ancien patron des Bains Douches, raconte cette odyssée vibrante sous drogues (Robert Laffont). Moins récent, The History of Disco du new-yorkais Peter Shapiro, relate la naissance de ce genre musical, phénomène s'il en est. Avis aux amateurs, on peut relire Digital Mania, de l'utopie des rave parties à la génération iPod, d'Yves Leloup (Scali). Pour s'en mettre plein les yeux et les oreilles, on ira voir le film, Eden, de Mia Hansen-Løve sur la musique électronique et les débuts de la French Touch dont Daft Punk, Air, Alex Gopher ou Cassius étaient les îcones.

Voilà pour les nostalgiques d’une époque que l’on dit enfuie. Et pourtant, à l’aube de 2015, la nuit parisienne n’a paraît-il rien à envier à Londres ou à New-York. Même, Paris, après avoir été boudée, après avoir été maintes fois enterrée, accueillerait des clubeurs revenus de tout, notamment, de Londres ou de Berlin. On dit que face à la crise, la nuit revit. De fait, Castel a été racheté par une bande de rich and famous. Le club de la rue Princesse, l’adresse snob et chic où se croisaient Serge Gainsbourg, Mick Jagger ou Françoise Sagan, redevient un must, the place to be. Une équipe taillée sur mesure, des repreneurs au pedigree flamboyant pour raviver ce club culte. Et déjà, des parisiennes à l'aura presque mythique, Aurélie Bidermann ou Sonia Sieff s'y pressent...
 
La mode elle-même dicte un peu tout. Elle a su utiliser avant l’heure, les bandes-son, le sound design de djs stars. La crème de la crème fait danser sur les podiums. Et le son, naturellement, passe des catwalks à la rue, et bien sûr, aux clubs, comme un pied de nez à la crise. Ainsi la musique électronique fait à nouveau vibrer Paris : « Paris est devenue le nouvel eldorado pour une techno house ou une disco underground », explique à Elle, Fabrice Desprez, qui dirige l’agence Phunk Promotion. Peu importe le jargon, peu importe les anglicismes, peu importe la pose, pourvu qu’on ait l’ivresse et la Culture Club qui va avec.

Chez Castel
Chez Castel