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RoboBees, des robots à la place des abeilles





Depuis des années, des millions d'abeilles ont disparu. Les abeilles étant le plus grand pollinisateur au monde, les conséquences sont gravissimes. Pour y remédier, des chercheurs américains planchent sur des robots, les RoboBees, capables de remplacer les insectes.


RoboBees, des robots à la place des abeilles
En plus de fabriquer du miel, les abeilles jouent un rôle fondamental : elles pollinisent un tiers des aliments que nous consommons. Autrement dit, un tiers de notre nourriture dépend directement de leur travail. Si elles disparaissent, fruits et légumes vont se raréfier. Malheureusement, depuis quelques années, leur déclin est amorcé. Elles sont de moins en moins nombreuses. Elles disparaissent en effet à cause d’insecticides, de parasites ou de maladies. C’est ce qu’on appelle le syndrome d'effondrement des colonies. La disparition totale des abeilles engendrerait des conséquences néfastes pour l’homme. Pour parer à cette éventualité, des chercheurs américains de L’Université de Harvard aux États-Unis, et des biologistes de la Boston Northeastern University, ont conçu des robots-abeilles de remplacement, les RoboBees.
 
Ces robots qui ressemblent à des abeilles agissent comme des abeilles. Munis de petits appendices pollinisateurs, ils peuvent faire fructifier les cultures. Lancé il y a cinq ans, le projet RoboBee est concluant : les chercheurs ont déjà réussi à faire voler des robots de 80 mg. D’une envergure de trois centimètres, ils ressemblent aux abeilles. Les ailes émettent jusqu’à 120 battements par seconde. Elles sont actionnées par une pièce copiée sur un muscle, et fabriquée avec des matériaux piézoélectriques. C’est à dire qu’ils s’activent à la suite d'une tension électrique.
 
Pour le moment, tout fonctionne bien. Le souci concerne «l’alimentation» des RoboBees : les chercheurs planchent sur le principe de piles fonctionnant avec des hydrocarbures. L’autre hic réside dans le système de navigation des robots. S’ils doivent reproduire l’attitude d’une abeille seule, il faut également recopier le comportement d’un essaim entier d'abeilles. Naturellement, les scientifiques réfléchissent à une ruche artificielle. Les RoboBees en action pourraient y laisser leurs données comme s'il s'agissait d'une mémoire informatique. En l’analysant, le langage Karma pourrait alors indiquer à chaque robot où se rendre afin de polliniser une zone. L’autre logiciel, le modèle OptRad s’adressera de façon collective à un groupe d'abeilles. Dans tous les cas, les essaims de robots-abeilles ne verront pas le jour avant une dizaine d’années.
 
Cette alternative robotique apportée au déclin des abeilles est une bonne chose. Mais préserver les abeilles serait encore mieux. À commencer par réduire ou interdire certains pesticides. Que nous n'ayons pas à vérifier la déclaration d'Albert Einstein : «Si l'abeille disparaissait du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre».

RoboBees, des robots à la place des abeilles