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Tennis, des raquettes high-tech





Roland Garros se met à l’heure des objets connectés avec des raquettes high-tech.


À Roland Garros, Julia Goerges
À Roland Garros, Julia Goerges
Lunettes à la réalité augmentée, semelles de chaussures GPS… Si les objets connectés envahissent notre quotidien, le sport n’est pas en reste, notamment le tennis. Roland Garros oblige, cette saison, des raquettes connectées de la marque Babolat, ont fait leur apparition sur certains courts. À  première vue, ces raquettes ressemblent à toutes les autres. Mais à y regarder de plus près, elles sont équipées d’une mini batterie, et de micros capteurs intégrés dans le manche. Ils servent à envoyer à un ordinateur, ou à un smartphone, des renseignements sur le jeu qui se déroule.
 
Aujourd’hui, trois joueuses en sont équipées. La Tchèque Karolina Pliskova, l’Allemande Julia Goerges, et la croate Ana Konjuh. Gadget ? Non. Les informations transmises en direct à l'entraîneur par exemple, sont plus détaillées que celles données à la télévision. On peut ainsi connaître en temps réel, le nombre de coups droits joués, le détail des effets sur les balles, l’intensité des revers, la zone du tamis sur laquelle a été tapé un coup, la vitesse du service… Après on peut se demander si un trop plein d’informations ne tue pas l’information. Mais quand il s'agit de progresser, rien n'est trop.
 
Si le dispositif reste inaugural, les opportunités qu’il est capable d’offrir aux joueurs sont indéniables explique t-on chez Babolat. Et pour cause, quand ils referont le match, après avoir gagné ou perdu, cette mine de données passées au crible, pourra aider les pros à mieux jouer, à repérer leurs défauts. Avec un certain recul, donc, les joueurs peuvent analyser de façon rétrospective des aspects de leur jeu dont ils n’ont pas forcément conscience, ou le temps de décrypter en plein match. Il s’agit ainsi de les étudier, de tenter d’améliorer certains coups, de voir ses progrès successifs.
 
Chez Babolat, on ne cache pas ses ambitions. L’équipementier sportif travaille en effet sur un concept de localisation permettant de mesurer la force et la vitesse d’un coup en fonction de l’impact d’une balle à un endroit donné sur le court. Le tout serait intégré à la raquette en plus du dispositif actuel. En attendant, si ces systèmes ne permettent pas forcément de remporter un match, ils aident à mieux analyser les causes d’un match perdu. On n’arrête pas le progrès.