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Vin bio : les résultats de l’enquête Ipsos





Ipsos a publié le 16 octobre 2013 les résultats de sa seconde enquête concernant l’accueil du vin bio par les consommateurs. La dernière, réalisée en France et en Allemagne à la demande de SudVinBio en 2011, avait fourni un éclairage sur la réception du produit par le marché : motivation d’achat, populations concernés… L’expérience a donc été réitérée à la demande de SudVinBio, en France uniquement.


Vin en culture biologique - Crédit photo : Salvo965
Vin en culture biologique - Crédit photo : Salvo965

Un vin comme les autres ?

La consommation de vin en France reste globalement stable : 79% des Français affirment avoir acheté du vin au cours des 6 derniers mois, dont 13% en achètent chaque semaine. La consommation de vin augmente avec l’âge et le revenu. En 2011, l’enquête avait mis en lumière m’importance de l’origine dans le choix d’une bouteille : deux tiers des interrogés ont mis en tête ce critère, loin devant les récompenses, les conseils, le millésime, ou même, la notoriété de l’AOC (seulement 36%). En revanche, le respect de l’environnement reste, aujourd’hui encore, marginal dans le choix d’un vin.  Pourtant, un français sur trois déclare consommer du vin issu de l’agriculture biologique. Depuis deux ans, la consommation de ce vin spécifique reste stable : 16% des interrogés ont indiqué en acheter régulièrement en 2013, contre 14% lors de la précédente étude.

Les spécificités du consommateur bio

Le consommateur de vin bio, comme le consommateur de vin conventionnel, provient plutôt des milieux sociaux favorisés, et les hommes de plus de 45 ans sont très largement surreprésentés. Mais là où semble résider la différence, c’est sur la proportion plus élevée de jeunes (18-24 ans) consommant du vin bio : ils représentent 14% des consommateurs, contre 8% pour le vin issu de l’agriculture conventionnelle. Du point de vue de la structure sociale, on remarque également que les consommateurs de vin bio sont encore davantage issus des catégories aisées que les autres. 36% d’entre eux sont cadres ou exercent une profession intermédiaire, 35% sont au moins diplômés de niveau bac+3, contre 25% de l’échantillon interrogé dans son ensemble. Outre le prix plus élevé du vin bio, il semble que la découverte de nouveaux produits et la préoccupation de l’environnement  soient également des données qui entrent en ligne de compte pour le consommateur.

La protection de l’environnement comme souci du consommateur

Mais, là encore, même si l’on parle de vin bio, les critères de sélection demeurent, dans une moindre mesure  les mêmes que pour un vin conventionnel : il s’agît de l’origine (à 57%), puis le prix (30% pour les consommateurs de vin bio contre 50% pour les autres. Mais la différence réside surtout dans l’argument écologique : Les consommateurs de vin bio placent le respect de l’environnement en deuxième position après l’origine du vin, devant son prix. Ce phénomène est encore plus prégnant chez les jeunes, qui placent ce critère à égalité avec l’origine du produit.