250 euros par enfant : le rapport qui veut relancer la natalité

Face à la chute durable des naissances, un rapport parlementaire propose de verser 250 euros par enfant et par mois. Objectif affiché : simplifier la parentalité, fusionner les aides existantes et provoquer un électrochoc démographique. Une réforme d’ampleur qui pourrait transformer en profondeur la politique familiale.

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Le 11 février 2026, une mission d’information à l’Assemblée nationale a présenté un rapport proposant un versement de 250 euros par enfant et par mois afin de répondre à la dénatalité. Ce document, porté notamment par le député Jérémie Patrier-Leitus, entend refonder la politique familiale autour de l’enfant et de la parentalité, dans un contexte où les naissances reculent et où les dispositifs actuels sont jugés trop complexes.

250 euros par enfant : un versement universel pour refonder la parentalité

Le cœur du rapport repose sur une allocation unique de 250 euros par enfant et par mois, versée sans condition de ressources. Ainsi, chaque enfant, du premier au dernier, ouvrirait droit à cette somme jusqu’à 20 ans, quel que soit le niveau de revenu des parents. Selon TF1 Info, Jérémie Patrier-Leitus précise : « Il s’agit de 250 euros par mois, par enfant de 0 à 20 ans, quel que soit le rang de l’enfant et la situation sociale des parents. » Par conséquent, cette logique universelle rompt avec les mécanismes actuels souvent modulés selon les revenus, tout en mettant l’accent sur la parentalité comme investissement collectif.

En outre, cette mesure s’inscrit dans un ensemble plus vaste. D’après La Dépêche, la mission parlementaire a formulé 37 propositions destinées à « réenchanter la parentalité » et à enrayer la baisse des naissances. De plus, selon Le Parisien, le coût potentiel du dispositif est évalué entre 5 et 10 milliards d’euros par an, un montant significatif qui soulève la question du financement. Toutefois, le rapport défend une approche globale en expliquant que cette aide à l’enfant fusionnerait plusieurs prestations existantes, afin de rendre la politique familiale plus lisible et plus efficace.

Un enfant au centre d’un « big bang » des aides en euros

Le versement de 250 euros par enfant ne constitue cependant qu’un pilier d’une réforme plus large. Selon Le Parisien, le rapport évoque une « révolution » de la politique familiale. D’ailleurs, Jérémie Patrier-Leitus affirme : « J’appelle à une révolution de la politique familiale pour permettre aux Français de réaliser leur désir d’enfant », citation rapportée par La Gazette France. Ainsi, le projet vise explicitement à lever les freins économiques et organisationnels qui pèsent sur chaque enfant envisagé par les familles.

Par ailleurs, le rapport prévoit un prêt à taux zéro destiné à faciliter l’accès au logement pour les familles avec enfant. Un congé parental unifié et mieux rémunéré figure également parmi les pistes étudiées. En conséquence, l’idée consiste à simplifier un système jugé trop fragmenté. D’après LCP, le versement familial unique viendrait fusionner environ une dizaine de prestations actuelles, ce qui transformerait en profondeur la gestion des aides liées à chaque enfant et à la parentalité. Dès lors, le rapport propose un véritable « big bang » administratif et budgétaire.

Relancer la natalité grâce à l’enfant et à une nouvelle logique en euros

La baisse des naissances constitue le point de départ du rapport. En effet, la France fait face à une érosion continue de sa natalité, phénomène qui inquiète les responsables politiques. C’est pourquoi le rapport met l’enfant au centre de la stratégie, en considérant que la sécurité financière constitue un levier déterminant pour encourager la parentalité. Ainsi, les 250 euros mensuels par enfant seraient versés jusqu’à 20 ans, ce qui représente un engagement durable en euros sur deux décennies.

De surcroît, le rapport assume une logique de simplification budgétaire. Selon le Huffington Post, Jérémie Patrier-Leitus explique : « Cette aide viendrait fusionner l’ensemble des aides budgétaires qui existent aujourd’hui. » Autrement dit, au lieu de multiplier les dispositifs, l’État verserait une somme fixe par enfant, ce qui modifierait l’architecture des prestations sociales. Néanmoins, le coût estimé entre 5 et 10 milliards d’euros par an pose la question de l’arbitrage budgétaire, alors même que les finances publiques sont contraintes.

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