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500 000 salles de classe pourraient être remplis par les enfants migrants et réfugiés





Le dernier rapport de l’UNESCO sur l’éducation vient d’être publié. Il estime que le nombre d’enfants en âge d’être scolarisé migrants ou réfugiés a augmenté de 26% depuis 2000 et que 500 000 classes pourraient être remplies par ces enfants.


Creative Commons - Pixabay
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Un demi-million de classes pourraient être ouvertes si les enfants migrants et réfugiés étaient scolarisés. Ce chiffre étourdissant est donné par le dernier rapport de l’UNESCO sur l’éducation, rendu public le 20 novembre à Berlin. D’après ce document, le nombre d’enfants migrants ou réfugiés a augmenté de 26% depuis 2000. « Le droit de ces enfants à une éducation de qualité, même s'il est de plus en plus reconnu en théorie, est remis en question quotidiennement dans les salles de classe et les cours d'école et carrément nié par certains gouvernements. Au cours des deux années qui se sont écoulées depuis la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants adoptée en 2016, les réfugiés ont manqué 1,5 milliard de jours d'école » déplore l’organisation internationale. On apprend ainsi que la moitié des déplacés de force dans le monde sont des mineurs. Une caractéristique des réfugiés trop souvent oubliée et qui souligne crument la nécessité de prévoir des solutions de scolarisation massive.
 
L’UNESCO salue cependant quelques pays qui se distinguent dans l’accueil et la scolarisation des enfants fraichement arrivés. « Parmi les champions figurent des pays à faible revenu comme le Tchad, l'Éthiopie et l'Ouganda. Le Canada et l'Irlande se distinguent quant à eux dans la mise en œuvre de politiques d'éducation inclusive pour les immigrants » explique le communiqué.
 
« Tout le monde est perdant lorsque les migrants et les réfugiés sont privés d'accès à l'éducation. L'éducation est la clé de l'inclusion et de la cohésion. Une plus grande diversité en classe, si elle constitue un défi pour les enseignants, peut favoriser le respect de la diversité et être l'occasion d'apprendre des autres. C'est le meilleur moyen de rendre les communautés plus fortes et plus résilientes » déclare Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, citée par le communiqué.