Revers pour Free. Lundi 2 décembre 2024, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé avoir infligé une amende de plusieurs millions d’euros à l’opérateur de télécoms pour des pratiques commerciales jugées trompeuses suite à des achats de téléphones.
Free sanctionné à une amende de 2,2 millions d’euros par la DGCCRF
Survenues entre août 2020 et janvier 2022, les plaintes des clients de Free, rapportées à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), ont été entendues et confirmées par le gendarme.
La DGCCRF a ainsi reconnu que Free n’a pas respecté les délais jugés « raisonnables » pour restituer les montants versés par les consommateurs après l’annulation de leurs commandes de téléphones portables. Une procédure qui semble avoir mis en lumière des failles dans les processus internes de l’entreprise. Free, de son côté, a pris acte de la décision et a accepté de payer son amende de 2,2 millions d’euros. L’opérateur, par ailleurs, s’est engagé à supprimer de ses conditions générales une clause qui lui permettait de compenser les sommes dues à ses clients via des créances en attente de paiement. Malgré l’ampleur de la sanction, Free n’a émis aucun commentaire public à ce jour.
Une image de plus en plus ternie
Outre cette affaire, Free a récemment été empêtrée dans une autre affaire liée à des pratiques commerciales trompeuses. L’opérateur a en effet été reconnu coupable par la cour d’appel de Paris de publicité trompeuse sur une offre de forfait mobile 5G. Pour l’organisme judiciaire, la campagne menée par Free induisait les consommateurs en erreur, notamment sur la qualité de la couverture réseau.
L’association de consommateurs Familles Rurales, qui avait porté plainte contre l’opérateur au nom des consommateurs, a obtenu 15 000 euros de dommages-intérêts. Deux affaires qui ne redoreront pas le blason de Free, qui a déjà vu son image être entachée par une cyberattaque massive ayant entraîné la fuite des données de plusieurs millions de ses clients, parmi lesquelles leurs numéros IBAN.








