Akha : l’appli anti-contrôleurs que la RATP veut interdire

Akha, du mot arabe signifiant « attention », est une application mobile conçue pour signaler des incidents dans les transports en commun.

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Akha : l’appli anti-contrôleurs que la RATP veut interdire © www.nlto.fr

Le 13 janvier 2025, une polémique éclate autour d’Akha, une application mobile devenue en quelques jours l’une des plus téléchargées en France. En facilitant le signalement de contrôleurs dans les transports en commun, Akha suscite l’indignation des autorités, notamment de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui annonce une plainte officielle.

Qu’est-ce que l’application Akha ?

Akha, du mot arabe signifiant « attention », est une application mobile conçue pour signaler des incidents dans les transports en commun. Créée par Sid Ahmed Mekhiche, ingénieur logiciel basé dans les Yvelines, l’application revendique plus de 130 000 utilisateurs. Disponible sur l’App Store et le Play Store, elle s’est hissée parmi les applications les plus populaires de la catégorie « Navigation ».

Selon son développeur, Akha permet de signaler des pannes, retards ou comportements inappropriés. Mais, dans les faits, la majorité des alertes concerne la localisation des contrôleurs RATP ou SNCF, ce qui pose un problème légal majeur.

Une plainte contre Akha mais des zones d’ombre

Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, a qualifié Akha d’outil encourageant la fraude et mettant en danger la sécurité publique. En vertu de l’article L2242-10 du Code des transports, signaler la présence de contrôleurs est passible d’une amende de 3 750 euros.

Face à cette situation, Île-de-France Mobilités a annoncé le dépôt d’une plainte contre Sidox, l’éditeur de l’application. Valérie Pécresse demande également aux plateformes de supprimer Akha, afin de limiter son impact. Et ce n’est pas étonnant : chaque année, la fraude coûte à Île-de-France Mobilités près de 100 millions d’euros.

Pour Sid Ahmed Mekhiche, Akha n’a jamais eu pour but de contourner les lois. Il affirme que l’application sert avant tout à informer les usagers sur des incidents divers. Toutefois, la popularité de la fonctionnalité de signalement des contrôleurs a éclipsé les autres usages. Une situation qui ne manque pas de rappeler celle de Waze et des autres services de navigation GPS qui sont également utilisés pour alerter de la présence de radars fixes ou encore de patrouilles sur les routes.

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