Orientation post-bac : les craintes des lycéens face à Parcoursup

Pour de nombreux lycéens, l’ouverture de la saisie des vœux sur Parcoursup représente une période de grande tension.

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À quelques jours de l’ouverture de la plateforme Parcoursup, un récent sondage mené par l’association Article 1 révèle une réalité préoccupante : le stress, l’autocensure et les inégalités sociales marquent profondément l’expérience des élèves de Terminale. Une situation qui interpelle les parents, souvent témoins de ces angoisses croissantes.

Parcoursup : un stress omniprésent face à des choix très importants

Pour de nombreux lycéens, l’ouverture de la saisie des vœux sur Parcoursup représente une période de grande tension. Selon l’enquête réalisée en ligne entre décembre 2024 et janvier 2025 par Article 1 auprès de 140 élèves de Terminale, 70 % des jeunes déclarent se sentir stressés ou paniqués à l’idée de formuler leurs choix. Ce chiffre, en hausse de 4 % par rapport à 2023, illustre l’intensité de l’anxiété générée par ce moment décisif.

Cette pression est exacerbée par l’importance des choix d’orientation, perçus comme déterminants pour l’avenir professionnel. 73 % des lycéens se disent hésitants et perdus dans leurs décisions, un sentiment amplifié par la peur des erreurs irréversibles.

L’autocensure : un obstacle présent chez de nombreux élèves

Le sondage d’Article 1 met également en lumière un phénomène particulièrement inquiétant : l’autocensure. Plus de 58 % des élèves limitent leurs choix d’études, convaincus que certaines filières ne leur sont pas accessibles ou qu’ils ne sont pas « à la hauteur ».

Cette autocensure repose sur trois principales barrières :

  • 55 % des élèves estiment que certaines formations leur sont inaccessibles, souvent en raison de préjugés ou d’un manque d’information.
  • 53 % craignent de ne pas trouver leur place dans les filières visées, alimentant un sentiment d’imposture.
  • 42 % considèrent le niveau académique trop élevé, ce qui freine leurs ambitions.

Ces chiffres reflètent des inégalités structurelles profondes : les élèves issus de milieux modestes sont particulièrement affectés, percevant le système éducatif comme inégalitaire. Ce sentiment est renforcé par une estime de soi scolaire plus faible, qui, selon l’association, est inférieure de 15 points à celle de leurs camarades issus de milieux favorisés.

Au-delà des barrières psychologiques, les choix d’orientation des lycéens sont aussi fortement influencés par leur contexte économique et social. Selon les résultats du sondage :

  • 52,2 % des élèves considèrent les débouchés professionnels comme le principal critère de choix, traduisant une peur de l’incertitude économique.
  • 47 % préfèrent choisir des formations proches de chez eux pour éviter les frais liés à un déménagement.
  • 39 % s’inquiètent du coût des études, une préoccupation récurrente chez les familles à faibles revenus.

Ces priorités montrent comment les contraintes matérielles limitent les possibilités d’avenir pour de nombreux jeunes.

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