Acheter une voiture d’occasion pourrait bientôt coûter plus cher. Dès 2026, deux nouvelles taxes rétroactives entreront en vigueur et concerneront certains véhicules déjà en circulation. Si vous envisagez d’en acheter une, il vaut mieux connaître ces nouvelles règles pour éviter les mauvaises surprises.
Deux nouvelles taxes rétroactives pour les véhicules immatriculés après 2015
Le gouvernement prévoit, dans le cadre de la loi de finances 2025, d’appliquer deux taxes jusqu’ici réservées aux voitures neuves : le malus CO2 et la taxe au poids. Cette réforme prendra effet à partir du 1er janvier 2026 et s’appliquera aux véhicules d’occasion immatriculés après le 1er janvier 2015, si ceux-ci avaient échappé à ces taxes lors de leur première mise en circulation.
En clair, si vous achetez une voiture d’occasion immatriculée entre 2015 et 2026, vous pourriez être amené à payer ces taxes au moment de l’achat ou de l’immatriculation de votre nouveau véhicule. Une réforme qui risque d’impacter directement les budgets modestes et les jeunes actifs qui comptaient se tourner vers le marché de l’occasion par manque de moyens pour passer à l’électrique.
Le malus CO2 : comment ça fonctionne ?
Concrètement, le malus CO₂ s’appliquera à partir du 1er janvier 2026 aux voitures d’occasion qui émettent plus de 107 g/km de CO₂. À noter que ce montant variera en fonction du niveau d’émissions dudit véhicule. En clair : plus le véhicule est polluant, plus la taxe sera élevée.
Pour le moment, le barème définitif n’a pas encore été publié. Quoi qu’il en soit, il est donc essentiel de vérifier les émissions de CO₂ du véhicule avant de conclure l’achat pour vous éviter de mauvaises surprises.
La taxe au poids : qui est concerné ?
En plus du malus CO₂, certains véhicules devront aussi s’acquitter de la taxe au poids. Cette dernière concernera les voitures dont le poids excède 1 499 kg. Comme son nom l’indique, cette taxe cible principalement les SUV, les grosses berlines et certains modèles familiaux.
Ceux qui privilégient les voitures spacieuses pour des raisons pratiques (déménagements fréquents, trajets en groupe, etc.) devront être particulièrement vigilants. Là encore, cette taxe est calculée en fonction du poids total du véhicule et s’ajoute au malus CO₂ si les deux critères sont réunis.
Quels abattements prévus ?
Comme pour les véhicules neufs, le gouvernement prévoit des abattements progressifs, calculés en fonction des émissions de CO₂ et du poids des véhicules selon leur ancienneté.
- Seront ainsi entièrement exonérés les véhicules de plus de 15 ans (malus CO2 et taxe au poids).
- Quelques exemples de réductions progressives prévues en fonction de l’âge du véhicule : 3 % pour une ancienneté de 1 à 3 mois, 12 % pour 10 à 12 mois, 48 % pour 73 à 84 mois, etc.
À noter par ailleurs qu’à partir de 2027, un abattement sera également prévu et calculé en fonction d’un critère kilométrique, pour les conducteurs parcourant plus de 20 000 km/an.
Demandez des renseignements sur le véhicule avant de l’acheter
Si vous êtes un jeune actif et que vous envisagez d’acheter une voiture d’occasion en 2026 ou après, voici quelques conseils pour éviter des frais inattendus :
- Vérifiez les émissions de CO2 du véhicule (mentionnées sur la carte grise ou accessibles en ligne).
- Renseignez-vous sur le poids du véhicule, notamment si vous envisagez d’acheter un SUV ou une berline.
- Demandez au vendeur l’historique complet du véhicule pour savoir s’il avait déjà été soumis à ces taxes lors de sa première immatriculation.
- Privilégiez les modèles plus anciens (de plus de 15 ans) pour éviter totalement ces taxes.








