La prise de décision sous pression – avec le GIGN

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Photo : Daniel Cerdan | www.nlto.fr

Ancien membre du GIGN pendant quatorze ans, Daniel Cerdan a participé à certaines des opérations les plus sensibles menées par cette unité d’élite. Dans son livre GIGN – Top Action, publié chez Valeurs Ajoutées Éditions, il revient sur les ressorts de la prise de décision en situation extrême. Stress, adrénaline, cohésion d’équipe et raisonnement tactique : il nous livre ici les clés de l’action maîtrisée, là où l’erreur n’est pas permise.

Comment gère-t-on le stress et l’adrénaline dans des situations de crise au GIGN ?

Au GIGN, nous travaillons toute sorte de scénarios. Ce travail, ce « drill » quotidien nous permet de pouvoir gérer n’importe quelle situation. Aujourd’hui une unité musclée se doit d’avoir les meilleurs moyens techniques qui permettent de résoudre une opération, mais aussi de protéger physiquement le gendarme. Rien n’est laissé au hasard, l’improvisation n’existe pas.

Quels sont les principes clés pour réussir une opération d’intervention ?

La réussite c’est d’appliquer le guide de raisonnement tactique. Ce raisonnement tactique fait partie de la formation militaire que chaque gendarme a suivie. Ce guide permet de se poser toutes les questions indispensables pour mener à bien une mission.

Quel rôle joue la cohésion d’équipe dans la réussite des missions ?

Seuls nous ne sommes rien ! C’est la cohésion qui est la force du GIGN. Nous sommes toujours en binômes pour que chacun assure la sécurité de son camarade.

Pouvez-vous nous donner un exemple de situation où vous avez dû prendre une décision cruciale en une fraction de seconde ?

Lorsque l’on entend « top action » en intervention, tous nos sens sont en éveil. L’ouverture du feu rapide lors d’un hold up en flagrant délit a été primordiale pour empêcher les individus de continuer à faire feu sur les gendarmes.

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