Croissance française 2025 : le gouvernement prépare une révision de ses prévisions

Le gouvernement présentera une mise à jour de ses orientations économiques à l’occasion d’une conférence sur les finances publiques, prévue autour du 15 avril.

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La croissance mondiale en 2022 et 2023 moins élevée que prévu selon le FMI
Croissance française 2025 : le gouvernement prépare une révision de ses prévisions © www.nlto.fr

Alors que les derniers chiffres disponibles révèlent un ralentissement plus marqué que prévu de l’économie française, le gouvernement s’apprête à revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année 2025. Une annonce qui intervient dans un contexte marqué par des tensions commerciales, un affaiblissement de la demande intérieure et des conditions monétaires plus strictes.

Un ajustement attendu : les prévisions ramenées à 0,7 %

La prévision officielle du gouvernement pour la croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2025 était jusqu’ici fixée à 0,9 %. Mais cette estimation n’est plus considérée comme réaliste au vu de l’évolution récente de la conjoncture.

La Banque de France a d’ores et déjà abaissé sa propre projection à 0,7 %, un chiffre qui devrait devenir la nouvelle base de référence pour Bercy dans les jours à venir. Ce réajustement traduit une évolution du contexte macroéconomique, marqué par une demande intérieure moins dynamique, des conditions financières plus contraignantes, ainsi qu’une incertitude croissante liée aux tensions commerciales internationales.

Croissance : un contexte économique moins porteur

Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, a expliqué les raisons de cette révision le 1er avril 2025, lors d’une intervention à l’Assemblée nationale. Il a évoqué une « situation économique délicate », nécessitant l’adoption d’un « nouvel objectif » pour l’année.

Plusieurs indicateurs viennent appuyer cette prudence. D’abord, le taux d’épargne des ménages, qui demeure élevé, autour de 18 % du revenu disponible brut. Ce comportement de précaution limite la consommation, un moteur essentiel de la croissance. Ensuite, la hausse des taux d’intérêt à long terme a rendu le financement plus coûteux, freinant l’investissement privé et affectant la dynamique économique globale.

À ces éléments s’ajoutent les incertitudes liées à la politique commerciale américaine. Le gouvernement américain doit rendre publique, ce 2 avril, une décision sur de nouveaux droits de douane. Selon Éric Lombard, ces mesures « risquent de peser sur la croissance dans les semaines qui viennent », détaille BFMTV.

Croissance : la nouvelle prévision dévoilée mi-avril ?

Le gouvernement présentera une mise à jour de ses orientations économiques à l’occasion d’une conférence sur les finances publiques, prévue autour du 15 avril. Ce rendez-vous, conduit par le Premier ministre François Bayrou, doit permettre d’évaluer les conséquences budgétaires de cette révision des prévisions. Moins de croissance, cela signifie en effet des recettes fiscales moindres, et potentiellement une tension accrue sur les équilibres budgétaires, dans un contexte où l’État s’est engagé à poursuivre l’effort de réduction des déficits.

Sur France Inter, à la fin du mois de mars, le ministre avait déjà reconnu « une incertitude importante » liée à l’environnement économique mondial. Il avait indiqué : « On présentera aux Français, probablement au moment du 15 avril, les conclusions qu’on en tire ».

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