Le 23 avril 2025, la Caisse des Dépôts a publié les chiffres détaillés de la collecte pour le mois de mars 2025 concernant les principaux produits d’épargne réglementée : le Livret A, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret d’épargne populaire (LEP). Dans un environnement marqué par la baisse des taux, ces données permettent de mieux comprendre les dynamiques actuelles de l’épargne des Français.
La collecte du mois de mars 2025 : une nette inflexion à la baisse
La collecte nette cumulée du Livret A, du LDDS et du LEP atteint 1,15 milliard d’euros en mars 2025. C’est un résultat en baisse significative par rapport aux mois précédents. Produit par produit, les résultats sont les suivants :
- Livret A : 0,40 milliard d’euros
- LDDS : 0,61 milliard d’euros
- LEP : 0,14 milliard d’euros
Au total, la collecte cumulée sur le premier trimestre s’élève à 4,14 milliards d’euros :
- Livret A : 1,73 milliard d’euros
- LDDS : 1,81 milliard d’euros
- LEP : 0,60 milliard d’euros
Ces chiffres témoignent d’un ralentissement marqué. En comparaison, la collecte combinée du Livret A et du LDDS au premier trimestre des années précédentes se situait en moyenne autour de 9,18 milliards d’euros.
Les encours totaux demeurent élevés malgré le ralentissement
Si la collecte ralentit, les encours restent élevés. Au 31 mars 2025, les montants totaux en dépôt atteignent :
- Livret A : 444,2 milliards d’euros
- LDDS : 162,4 milliards d’euros
- LEP : 82,8 milliards d’euros
L’ensemble des produits d’épargne réglementée représente ainsi un encours cumulé de 689,4 milliards d’euros. Cette stabilité relative des encours s’explique en partie par les flux résiduels positifs, mais aussi par l’inertie structurelle liée à ces produits faiblement volatils.
Les facteurs explicatifs : baisse des taux et arbitrages d’épargne
La baisse du taux du Livret A de 3 % à 2,4 % en février 2025 constitue un facteur clé du recul de la collecte. Elle a été perçue comme un signal négatif par de nombreux épargnants, en particulier dans un contexte où l’inflation reste modérée mais persistante.
En parallèle, d’autres supports d’épargne ont regagné en attractivité. L’assurance vie en euros, par exemple, a enregistré des flux importants en début d’année, bénéficiant d’un environnement de taux stabilisé et de perspectives de rendement revalorisées. Enfin, il est important de souligner que le premier trimestre concentre historiquement une part importante de la collecte annuelle. Le niveau actuel des versements pourrait ainsi préfigurer une année 2025 en retrait pour l’épargne réglementée.








