Périphérique parisien : ce qu’il faut savoir pour éviter l’amende liée à la voie de covoiturage

Selon la Ville de Paris, cette voie vise à fluidifier le trafic, réduire les embouteillages et améliorer la qualité de l’air.

Publié le
Lecture : 3 min
La vitesse sur le périphérique parisien limitée à 70 km/h
Périphérique parisien : ce qu’il faut savoir pour éviter l’amende liée à la voie de covoiturage © www.nlto.fr

Depuis le 2 mai 2025, une nouvelle règle de circulation s’applique sur une portion du périphérique parisien. En cas de non-respect, les automobilistes s’exposent à une amende de 135 euros. Voici tout ce qu’il faut savoir.

Amende et covoiturage : où s’applique la mesure ?

La voie de gauche du périphérique, dans les deux sens, entre le quai d’Issy-les-Moulineaux et la porte de Bercy, est désormais réservée à certains véhicules à des horaires bien définis. Cette portion a été aménagée à l’occasion des Jeux olympiques et transformée en voie de covoiturage et de transports partagés.

À terme, cette voie pourrait être étendue à d’autres segments du périphérique, voire à l’ensemble de la boucle, selon le calendrier de mise en œuvre prévu par la Ville de Paris dans le cadre de son Plan Climat 2026-2030.

Voie covoiturage : quand la voie est-elle active ?

La voie est réservée uniquement à certaines heures, du lundi au vendredi, hors jours fériés :

  • le matin de 7h00 à 10h30 ;
  • le soir de 16h00 à 20h00.

En dehors de ces créneaux, tous les véhicules peuvent l’utiliser. Attention : la signalisation lumineuse est déterminante. Si le losange blanc est allumé, la voie est active. Si elle est éteinte, la circulation est libre.

La Ville de Paris précise également que la voie peut être désactivée ponctuellement en cas d’accident, de faible circulation ou pour raisons opérationnelles.

Quels véhicules sont autorisés à emprunter la voie réservée sur le périphérique parisien ?

La voie dédiée n’est pas uniquement réservée aux covoitureurs. Voici les véhicules autorisés à y circuler pendant les horaires d’activation :

  • Les véhicules transportant au moins deux personnes (conducteur inclus) ;
  • Les transports collectifs : bus, autocars, transports scolaires ;
  • Les taxis ;
  • Les VTC (véhicules de transport avec chauffeur) avec des passagers à bord ;
  • Les deux-roues motorisés avec deux personnes (ou en inter-files selon le positionnement) ;
  • Les véhicules des services de secours ou de sécurité ;
  • Les véhicules de personnes handicapées titulaires d’une Carte Mobilité Inclusion – Stationnement ou d’une Carte Européenne de Stationnement, à condition que le véhicule soit enregistré sur la plateforme Handi’Stat.

Les poids lourds transportant des marchandises, eux, ne peuvent jamais emprunter cette voie.

Covoiturage sur le périphérique : Quel est le montant de l’amende ?

En cas de non-respect des règles, l’amende est forfaitaire : 135 euros, avec une éventuelle minoration à 90 euros si elle est réglée rapidement. Elle peut être émise de deux façons :

  1. Via un contrôle automatisé : des radars dotés d’une intelligence artificielle analysent les véhicules (nombre d’occupants, type de véhicule, plaque d’immatriculation).
  2. Validation humaine obligatoire : chaque infraction détectée est revue par un agent assermenté, qui valide la verbalisation pour éviter les erreurs.

Ces dispositifs sont installés dans des totems et ne sont pas toujours visibles au premier regard. Leur précision est élevée : ils distinguent les passagers réels des objets ou vêtements placés sur un siège.

Conseils pratiques pour éviter l’amende

Pour les conducteurs réguliers du périphérique, quelques gestes simples permettent d’éviter toute mauvaise surprise.

  1. Vérifiez toujours la signalisation : un losange blanc lumineux signale que la voie est activée. Si vous êtes seul, évitez la voie de gauche dans ce cas.
  2. Renseignez-vous sur les horaires : mémorisez les plages horaires critiques (7h00–10h30, 16h00–20h00). Évitez de rouler sur cette voie à ces heures si vous êtes seul.
  3. Utilisez des applications de covoiturage : elles facilitent la mise en relation avec des passagers pour des trajets récurrents ou ponctuels. Certaines plateformes bénéficient d’un soutien des collectivités.
  4. Enregistrez votre véhicule sur Handi’Stat si vous êtes éligible** : les véhicules de personnes handicapées doivent être référencés pour être exemptés.
  5. Consultez la cartographie en temps réel : Paris.fr propose des outils pour suivre l’activation de la voie ou les perturbations en cours.
  6. Soyez attentif aux annonces : en cas de jour férié ou d’événement particulier, la voie peut être désactivée temporairement.

Pourquoi cette mesure a été mise en place ?

Selon la Ville de Paris, cette voie vise à fluidifier le trafic, réduire les embouteillages et améliorer la qualité de l’air. Elle répond aussi aux engagements environnementaux du Plan Climat 2026-2030, qui prévoit une diminution du nombre de véhicules individuels en circulation.

Cette mesure s’inscrit dans une logique de mobilité partagée, en cohérence avec d’autres initiatives similaires mises en œuvre sur les autoroutes A1 et A13.

Laisser un commentaire