En 1945, les Alliés découvrent dans une mine allemande des tonnes d’or pillées par le régime nazi. Mais une partie aurait échappé à la saisie. Depuis, convois fantômes, trains disparus et dépôts secrets alimentent la rumeur d’un butin toujours introuvable.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’armée américaine découvre dans la mine de sel de Merkers, en Thuringe, un trésor inouï : près de 100 tonnes d’or, des sacs de devises, des bijoux et des œuvres d’art volés par le régime nazi. Une partie de ces richesses provenait des banques centrales des pays occupés, mais aussi de la spoliation des familles juives.
Mais très vite, une zone d’ombre apparaît. Selon certains inventaires, il manquerait plusieurs dizaines de tonnes d’or par rapport aux pillages estimés. Où est passé ce butin ?
Depuis, les hypothèses se succèdent. On évoque un mystérieux « train de l’or » parti de Hongrie et intercepté par les Américains, mais dont le contenu n’aurait jamais été restitué. D’autres parlent de convois discrets acheminant des lingots vers la Suisse ou le Vatican. Certains récits font état de dépôts dans des lacs alpins, où des plongeurs espèrent encore retrouver des caisses immergées.
Aucune preuve définitive n’a jamais été apportée. Mais le mythe de l’or nazi disparu reste vivace, car il touche à la fois à la tragédie de la Shoah, à la cupidité des dictatures et aux zones grises de l’après-guerre. Les chasseurs de trésor continuent de creuser, espérant que, quelque part, des lingots estampillés de l’aigle nazi attendent encore d’être découverts.








