Notes de frais d’Anne Hidalgo : le bouclier victimaire déployée par Marine Tondelier

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Notes de frais d’Anne Hidalgo : le bouclier victimaire déployée par Marine Tondelier © www.nlto.fr

84 260 euros de frais de représentation entre 2020 et 2024, dont 73 700 euros de vêtements — parfois achetés en plusieurs tailles. Voilà ce qu’a dépensé Anne Hidalgo, selon les révélations de Mediapart et de Transparence citoyenne. Ces montants, déjà vertigineux, intéressent désormais le Parquet national financier.
Mais au lieu de s’interroger sur la légitimité de ces dépenses, certains préfèrent détourner le sujet.

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, s’est ainsi indignée sur BFMTV du “sexisme” des critiques adressées à Anne Hidalgo. Selon elle, on poserait “des questions aux femmes qu’on ne poserait pas aux hommes”. Voilà une manière bien commode de déplacer le débat.

Car enfin, il ne s’agit ni de sexe, ni de genre, ni d’orientation. Il s’agit d’argent public. Et lorsque des élus, hommes ou femmes, dépensent des dizaines de milliers d’euros en vêtements de luxe, il est parfaitement légitime de demander des comptes. C’est le principe même de la démocratie.

Ce réflexe victimaire, typique du wokisme de salon, consiste à brandir une identité dès qu’une critique surgit. “Si vous critiquez une femme, c’est du sexisme ; un étranger, du racisme ; un homosexuel, de l’homophobie.”
Cette posture est devenue une arme politique : elle permet de disqualifier le débat plutôt que d’y répondre.

Le résultat est désastreux. À force d’interdire la critique au nom de la morale, on exaspère l’opinion. Ce sentiment d’étouffement, cette impression que tout devient suspect, est précisément ce qui a nourri la colère populaire et ouvert la voie à Donald Trump aux États-Unis.
Quand on ne peut plus rien dire, les électeurs se vengent dans les urnes. Les postures woke alimentent les extrêmes.

Le vrai féminisme, le vrai progressisme, ce n’est pas de sanctuariser les femmes, c’est de les considérer comme responsables au même titre que les hommes. L’égalité, ce n’est pas l’immunité.

Alors non, Madame Tondelier, demander des comptes à Anne Hidalgo n’a rien de sexiste. C’est simplement exiger de la transparence. Et c’est précisément parce que les femmes sont les égales des hommes qu’elles doivent, elles aussi, répondre des faits. D’ailleurs, selon Capital Eric Lejoindre maire PS du XVIIIe arrondissement vient aussi de se faire rattraper par la patrouille pour ses notes de frais. Et ce n’est pas parce que c’est un homme qu’il est visé.

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