Le Président Macron prêt à tout : Du reniement de la réforme des retraites à l’adoption de la “taxe Zucman”

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Le Président Macron prêt à tout : Du reniement de la réforme des retraites à l’adoption de la “taxe Zucman” © www.nlto.fr

Le macronisme n’a jamais été aussi éloigné de sa promesse initiale. Annoncé comme un projet de transformation, il n’est plus aujourd’hui qu’un exercice d’équilibrisme, une succession de renoncements et de compromis tactiques destinés à prolonger artificiellement une majorité sans cap. Deux décisions récentes illustrent cette dérive : le reniement de la réforme des retraites, pourtant centrale aux deux quinquennats, et la préparation d’une “taxe Zucman” contre les holdings et les sociétés à l’impôt sur les sociétés. Deux signaux d’une même faiblesse : celle d’un pouvoir prêt à sacrifier toute cohérence pour éviter la dissolution.

Le reniement des retraites : une faute politique et morale
La réforme des retraites, arrachée de haute lutte, devait incarner la responsabilité budgétaire et le courage politique. C’était, disait-on, une réforme nécessaire. Et c’est vrai : les Français eux-mêmes, s’ils l’ont rejetée dans la rue, reconnaissent dans les sondages qu’elle est indispensable à la survie du système. Ils n’ont pas confiance dans le régime actuel et savent qu’il s’effondrera si rien ne change. Renoncer à cette réforme, la remettre en cause pour amadouer quelques alliés de circonstance, c’est renier le seul acte de courage économique du quinquennat. C’est aussi un message catastrophique : celui d’un pouvoir qui n’assume plus ses propres décisions et qui préfère céder aux pressions populistes pour préserver un équilibre politique instable. À force de vouloir plaire à tout le monde, le gouvernement n’incarne plus rien.

La “taxe Zucman” : l’absurdité économique érigée en doctrine
L’autre symbole de ce renoncement, c’est la fameuse “taxe Zucman”, révélée par Les Échos. Officiellement, il s’agit d’une mesure anti-optimisation. En réalité, c’est une attaque frontale contre le patrimoine productif français, une forme d’ISF appliquée aux sociétés à l’IS. Et le pire, c’est que cette taxe va plus loin encore que ce que proposait Zucman lui-même. Seraient concernées toutes les sociétés disposant de plus de cinq millions d’euros d’actifs, contrôlées par une personne physique et détenant plus de 50 % de revenus “passifs”. Autrement dit, les holdings familiales, les foncières et même certaines structures d’investissement long terme. Ces véhicules ne sont pas des outils d’évasion : ils constituent le socle du capitalisme français, des instruments de transmission, d’investissement et de stabilité. Taxer ces structures, c’est taxer le patrimoine professionnel de toute une partie du pays, celui des entrepreneurs, des investisseurs et des dirigeants de PME. C’est une aberration économique totale. Et vouloir taxer les participations inférieures à 5 %, autrement dit les investissements dans les entreprises cotées, relève du contresens absolu : ces placements financent l’économie réelle et rapportent déjà à l’État, via l’impôt sur les sociétés (25 %) et les dividendes. En punissant ceux qui investissent, on tue la croissance, on décourage l’épargne productive et on pousse les capitaux à s’exiler. Si une logique fiscale pouvait exister, ce serait de taxer les capitaux dormants, ceux qui ne sont ni investis ni réinjectés dans l’économie. Mais taxer les capitaux actifs, c’est se tirer une balle dans le pied. C’est dissuader la création d’entreprise, pousser les nouvelles générations à créer leurs holdings à l’étranger et fragiliser encore un peu plus l’attractivité du pays. Le signal envoyé est dévastateur : en France, investir devient suspect, entreprendre devient dangereux et créer de la valeur devient un risque fiscal.

Un pouvoir qui ne gouverne plus, mais se maintient
Ces renoncements successifs ne relèvent pas du hasard. Ils traduisent un rapport pathologique au pouvoir. Le chef de l’État et son entourage ne gouvernent plus pour le pays, mais pour survivre politiquement. La peur de la dissolution, la crainte d’une cohabitation et la hantise de perdre le contrôle conduisent à toutes les compromissions. On renonce aux réformes structurelles, on adopte les propositions de la gauche radicale, on multiplie les symboles moraux pour masquer l’absence de vision. Et l’on finit par transformer un mandat présidentiel en gestion de crise permanente, où chaque décision vise non pas l’avenir, mais la semaine suivante. C’est consternant, éthiquement parlant. Grave pour la démocratie, dramatique pour l’économie. Car à force de renier, de reculer et de composer, le pouvoir s’est vidé de substance. Il ne représente plus rien : ni la réforme, ni la stabilité, ni la confiance. Et la France, elle, se retrouve sans cap, sans direction, sans moteur. Le message politique envoyé est désastreux : un pays qui punit ceux qui investissent, qui décourage ceux qui créent et qui désespère ceux qui entreprennent. Le tout pour préserver quelques postes et éviter un retour aux urnes. Le pouvoir, aujourd’hui, ne gouverne plus : il se prolonge.

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