Le 15 octobre 2025, Santé publique France a publié les résultats du baromètre 2024 sur le tabagisme, révélant une baisse notable de la consommation de tabac en France. En 2024, 24 % des adultes de 18 à 79 ans déclaraient fumer, dont 17,4 % quotidiennement, contre respectivement 32 % et 25 % en 2021. Cette diminution de 8 points en trois ans représente une avancée majeure pour la santé publique, bien que des disparités demeurent.
Une baisse historique du tabagisme
La diminution du tabagisme en France est marquée par une réduction de 4 millions de fumeurs quotidiens entre 2014 et 2024, relève BFMTV. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement amorcé en 2016, avec une stabilisation temporaire durant la crise sanitaire liée au Covid-19. Depuis 2023, la baisse s’est accélérée, retrouvant les niveaux d’avant la pandémie. Cette évolution est attribuée à l’efficacité des politiques publiques de prévention et de lutte contre le tabagisme.
Des inégalités sociales et régionales persistantes
Malgré cette tendance générale à la baisse, des disparités subsistent. Les populations les plus modestes, les ouvriers (25,1 %) et les chômeurs (29,7 %) continuent de fumer quotidiennement à des taux élevés. Régionalement, des taux plus élevés de tabagisme quotidien sont observés dans le Grand-Est (19,8 %), en Occitanie (20,6 %) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (20,9 %), souvent en raison de facteurs culturels et économiques.
Le rôle de la prévention et des politiques publiques
Les résultats du baromètre 2024 soulignent l’importance des actions de prévention et des politiques publiques dans la réduction du tabagisme. Des dispositifs tels que le Mois sans tabac, lancé chaque année en novembre, offrent un soutien collectif aux fumeurs souhaitant arrêter. En 2024, 17,3 % des fumeurs quotidiens de 18 à 79 ans ont déclaré avoir tenté d’arrêter de fumer pendant au moins une semaine au cours des 12 derniers mois.
Perspectives d’avenir
Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, des efforts continus sont nécessaires pour réduire les inégalités et encourager davantage de fumeurs à arrêter. Les autorités sanitaires mettent l’accent sur l’adaptation des dispositifs de prévention pour mieux accompagner les populations les plus vulnérables. L’objectif reste ambitieux : une génération sans tabac d’ici 2032.








