Tribune : 100 % des Français doivent payer l’impôt sur le revenu pour redresser la France 

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La bataille contre la dette de la France | www.nlto.fr

Par Pierre Fournier 

Pour qu’une politique d’appurement des comptes publics réussisse, chacun doit prendre conscience de la dette nationale. Cela passe par une contribution universelle : un impôt sur le revenu payé par tous, même symbolique, mais réel. En contrepartie, les privilégiés ayant des revenus supérieurs à 4 000 euros par mois devraient supporter une contribution exceptionnelle et temporaire au redressement de la France pouvant aller jusqu’à 50% des revenus.

La dette n’est pas abstraite : elle engage chaque citoyen
La dette publique n’est pas une donnée comptable : c’est une charge transmise à nos enfants. Chaque déficit annuel, chaque report de réforme, chaque recul devant la dépense est une démission collective. Or, la majorité de ceux qui s’opposent aux réformes structurelles, retraites, fonction publique, rationalisation de l’État, ne payent pas d’impôt sur le revenu et ne sentent pas concernés. Cette déconnexion crée une illusion dangereuse : celle d’un État providence infini, qui peut dépenser sans que personne ne contribue. Pour qu’une politique d’appurement des comptes publics ait une chance d’aboutir, il faut rétablir ce lien de responsabilité : chacun doit participer à l’effort, même modestement.

Une contribution universelle et progressive
L’impôt sur le revenu doit redevenir l’instrument central de la citoyenneté. Aujourd’hui, moins d’un Français sur deux le paye directement. C’est un déséquilibre politique autant que moral. Chacun devrait être imposé, même faiblement, mais de manière réelle : une somme symbolique, mais perceptible, qui pèse dans le budget et rappelle que la solidarité nationale a un prix. Les privilégiés qui disposent de revenus confortables, les 20 % supérieurs au-delà de 4000 € par mois, doivent contribuer de manière exceptionnelle : des taux portés temporairement à 40, 50, voire 60 %, dans le cadre d’un plan de redressement limité à trois ans. L’effort serait massif, mais collectif.

Un pacte de responsabilité et de vérité
Ce plan fiscal n’aurait de sens que s’il s’accompagnait d’un engagement clair : la suppression de ces hausses au bout de trois ans, lorsque le budget de l’État sera revenu à l’équilibre. En parallèle, il faut un plan d’économies drastique : réduction du nombre de fonctionnaires, réorganisation de l’administration, recentrage sur les missions régaliennes, justice, sécurité, défense, santé, éducation, et arrêt des dépenses accessoires, subventions clientélistes et aides sociales non essentielles. C’est à ce prix que la France retrouvera la maîtrise de son destin financier. Si chaque Français contribue, même symboliquement, il aura le droit d’exiger des comptes. L’effort fiscal deviendra alors un acte de vérité : celui d’un pays qui choisit enfin de se redresser plutôt que de s’enliser.

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