Il faut plus d’ultra-riches en France. Cette phrase choque, comme si la prospérité était devenue une indécence. Et pourtant, c’est une évidence : sans richesse, un pays s’affaiblit ; sans entrepreneurs, il s’éteint.
Il nous faut des entrepreneurs
La France a besoin de ses créateurs, de ses investisseurs, de ses bâtisseurs. Ces hommes et ces femmes ne partent souvent de rien. Ils ont une idée, du talent, une énergie peu commune. Ils prennent des risques, travaillent sans relâche, connaissent l’échec, recommencent, et finissent parfois par bâtir une fortune. Ces réussites ne tombent pas du ciel : elles sont le fruit du travail, de la persévérance et d’un immense courage. Derrière les grandes fortunes, il n’y a pas que des yachts ou des symboles de luxe, il y a des usines, des emplois, des impôts et des projets qui font vivre la nation. Il y a aussi des impôts payés par les sociétés, les entrepreneurs et par les salariés dont les postes ont été créés.
Les familles industrielles, le capitalisme du temps long
Il y a aussi ces familles qui détiennent des entreprises depuis des générations et qui incarnent un capitalisme du temps long. Elles ne spéculent pas, elles transmettent. Elles investissent, modernisent, forment, tout en restant fidèles à leur territoire et à leurs salariés. Ce capitalisme enraciné est une chance pour la France : il stabilise l’économie, protège l’emploi, et donne du sens à la prospérité. S’en prendre à lui, c’est livrer le pays à un modèle bien plus brutal : celui des fonds d’investissement étrangers, du capitalisme anonyme et pressé, qui achète, rationalise et revend. Là où les familles voient des hommes et des métiers, les fonds ne voient que des lignes de rentabilité. Et lorsqu’on affaiblit les holdings familiales, on laisse la place à ces acteurs sans attaches, qui n’ont ni mémoire, ni fidélité, ni vision nationale.
La taxe sur les holdings, une faute économique et politique
C’est tout le drame du projet de taxe de 2 % sur les holdings. Sous couvert d’équité, il frappe ceux qui ont choisi de rester, d’investir, de transmettre. Il ne touche ni les capitaux spéculatifs, ni les fonds étrangers. Il punit la réussite enracinée au profit de la finance déracinée. Cette taxe, présentée comme morale, est économiquement absurde et politiquement suicidaire : elle décourage ceux qui font vivre le pays, pour satisfaire une jalousie qui ne dit pas son nom. Et tout cela pour 900 millions d’euros, une somme dérisoire à l’échelle du budget national.
La richesse, condition de la souveraineté
Ce n’est pas la richesse qui menace la France, c’est la jalousie. Si nous avions plus d’entrepreneurs qui réussissent, plus d’entreprises qui croissent, plus de fortunes créées par le travail, alors le problème de la dette serait réglé. Les impôts payés par ces créateurs de valeur, leurs sociétés et leurs salariés, offriraient à l’État un budget solide et durable. Les services publics seraient mieux financés comme la dépense sociale. Il faut aimer ceux qui créent de la richesse et la gardent ici et comprendre que sans entrepreneurs, sans familles industrielles, sans ceux qui prennent des risques, il n’y a ni emploi, ni croissance, ni souveraineté. Il faut plus d’ultra-riches en France, non pour flatter la fortune, mais pour que notre pays fonctionne mieux.








