La stabilité de la France ne doit rien à la clairvoyance politique, mais tout à l’engagement de ceux qui travaillent, investissent, prennent des risques et financent le pays par leur effort quotidien. En face, un personnel politique déconnecté continue de dépenser sans compter. L’avenir national dépend du choix entre ces deux France.
La France qui produit : la colonne vertébrale économique, fiscale et sociale du pays
Si la France reste encore solvable et crédible auprès des agences de notation, Moody’s l’a rappelé, c’est parce qu’une partie du pays tient ferme. Les entrepreneurs, les chefs d’entreprise, les artisans, les cadres, les salariés du secteur privé, les ménages épargnants et les fonctionnaires assurant les missions essentielles constituent la France sérieuse, productive, disciplinée. Cette France crée de la valeur, paie l’impôt, finance les services publics, investit, recrute, innove. Elle assume concrètement la solidarité nationale. Elle maintient à flot un pays dont l’État vit à crédit. Sans elle, la France aurait déjà sombré sous le poids de sa dette, de ses déficits et de ses contradictions. Cette France travaille. Elle ne promet pas. Elle fait. C’est un peu la dichotomie entre le pouvoir domination et le pouvoir action décrit par le néo marxiste John Holloway.
La France des dépensiers : Un personnel politique médiocre et irresponsable
Face à ce pays réel, une autre France détient encore le pouvoir. Celle des dépensiers. Une France dirigée par des membres du gouvernement et des apparatchiks des partis qui vivent dans une bulle, échappent aux conséquences de leurs décisions et cultivent l’absence de bon sens comme un mode de gouvernement. Les politiques ont construit une économie parallèle, où la dépense est toujours une solution et jamais un problème, où l’argent public semble illimité, où la dette n’est qu’un mot technique, sans rapport avec la réalité des générations futures. Cette France des dépensiers se répartit désormais en six catégories clairement identifiables :
- Les incompétents
Ils ignorent l’économie la plus élémentaire. Ils votent des textes qu’ils ne comprennent pas et plastronnent sur des sujets dont ils ne maîtrisent aucun mécanisme. Quand Jean-Luc Mélenchon affirme que la dette peut simplement être oubliée, il incarne cette absence de maitrise des sujets économiques. Lors du débat sur les holdings on comprend que la plupart des députés n’ont juste pas compris ce qu’est une holding et confondent tout. C’est consternant mais c’est la réalité. - Les irresponsables
Pour eux, une dépense supplémentaire est un détail. Dix millions ici, cent millions là. Ils ont un argument : ce n’est rien dans le budget de l’État. Ils oublient qu’additionnées, les petites gabegies font les grandes faillites. Toute entreprise utilise le contrôle de gestion pour optimiser chaque coût. L’État, lui, gaspille et s’en félicite. Il fait plaisir et soupoudre les milliards. - Les lâches
Ils voient la situation se détériorer, mais n’osent pas affronter les blocages. Ils craignent les syndicats, les corporatismes, les réseaux d’influence. Ils préfèrent gagner du temps plutôt que d’affronter qui que ce soit. La droite républicaine qui se recroqueville en ayant peur de se faire traiter de fasciste ou de recevoir une leçon de morale par Libération ou par une obscure association illustre bien cette catégorie. - Les idéologues
Ils persistent à croire que le collectivisme fonctionnerait si l’on s’y prenait mieux. L’Histoire, du Venezuela à l’Union soviétique, a tranché. Seule la Chine a survécu, en reniant l’idéologie pour adopter une économie capitaliste. Le déni reste pourtant intact à gauche. De Zucman aux multiples taxes en tout genre on pense détenir des solutions qui ont pourtant toute échoué. Mais qu’importe, on persévère. Les écologistes, qui n’en on que le nom, se retrouvent bien dans cette catégorie en s’étant trompé sur un peu près tout du nucléaire à la décroissance. - Les démagogues
Ils savent ce qu’il faudrait faire et ce qu’il faudrait éviter. Pourtant, ils choisissent systématiquement le calcul politicien. Olivier Faure sait parfaitement que la taxe Zucman nuira à l’économie française. Il veut pourtant l’imposer car l’intérêt de la France n’a que peu d’intérêt par rapport à l’accession au pouvoir. Le RN est souvent dans cette posture. - Les réalistes
Ils comprennent. Ils voient les périls : finances publiques hors de contrôle, insécurité croissante, modèle d’assimilation menacé, entreprise étouffée par la norme. Ils savent que la France doit se réformer pour survivre. Pourtant, ils peinent à durer. Les réalistes sont laminés par l’extrême facilité de la démagogie et par la puissance d’un système fondé sur l’achat permanent de la paix sociale. - Voici une réécriture élégante et cohérente avec le ton général de la tribune, en conservant la structure par piliers.
La France au pied du mur : le retour nécessaire aux réalités
Aucune magie ne créera la croissance. Aucune incantation ne réduira les déficits. Aucune subvention ne remplacera l’investissement privé. Les solutions existent déjà. Elles relèvent du pragmatisme, du courage politique et du respect du réel. Elles reposent sur deux piliers.
1. Réformer l’État en profondeur
L’État doit renoncer à ce qu’il ne sait pas faire et se recentrer sur ses missions essentielles : sécurité, défense, justice, éducation, santé, infrastructures. Cela exige l’élimination des redondances administratives, une discipline budgétaire rigoureuse et une simplification radicale des normes. Chaque nouvelle règle possède un coût et une conséquence sur la compétitivité. Le pays ne peut plus se permettre une bureaucratie qui renchérit tout et recroqueville l’initiative privée sous un excès de précaution devenu paralysant.
2. Libérer les forces productives
L’économie ne se décrète pas, elle se construit par le travail, la prise de risque et l’innovation. L’entrepreneur agit d’abord pour améliorer son existence et celle des siens. Cet intérêt personnel nourrit un cercle vertueux qui profite à la collectivité entière grâce à l’emploi, à l’investissement et au progrès technologique. Le rôle de l’État n’est pas d’entraver cette dynamique, ni de punir la réussite, mais de créer un environnement stable, lisible et favorable à la croissance. Une France qui pénalise ceux qui créent finit par affaiblir tout le monde.
La France ne manque ni de talents, ni d’épargnants, ni d’idées, ni d’énergie. Elle manque seulement d’un pouvoir courageux qui accepte la réalité économique et cesse d’acheter des illusions. Le choix est clair. La France qui produit doit enfin prendre le dessus sur la France des dépenses. L’avenir se gagnera avec ceux qui créent. Jamais avec ceux qui gaspillent.







