Assemblée nationale : le concours Lénine de la taxe

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Assemblée nationale : le concours Lénine de la taxe © www.nlto.fr

Depuis une semaine, le Parlement français s’est transformé en un laboratoire idéologique où la taxation est devenue un sport de combat. Une taxe nouvelle par jour, sur tous les publics, sans la moindre étude d’impact, sans réflexion sur l’attractivité, et sans une seule mesure d’économie sérieuse. Une fuite en avant qui met en péril l’économie et sème la peur dans ceux qui la font vivre.

Taxer pour taxer : la nouvelle doctrine économique
La France donne désormais l’impression que son unique boussole publique est de trouver de nouvelles poches à vider. Du plus pauvre au plus riche, chacun devient un potentiel suspect fiscal. L’exemple le plus caricatural reste la taxe Zucman, récitée en boucle comme la formule magique qui résoudrait tout, alors même qu’elle n’aurait quasi aucun impact macroéconomique. Mais la frénésie ne s’arrête pas là : les emplois à domicile, pourtant essentiels à des milliers de familles, sont visés. Les apprentis, déjà rémunérés en dessous du SMIC, ont fait l’objet d’une proposition, rejetée, pour que leur salaire net amputé par de nouvelles cotisations. C’est l’exact contraire de ce qu’exige la situation du pays, déjà champion mondial de la pression fiscale. Du coté économie du train de vie de l’État. Rien, nada, nothing. La justice fiscale consiste à taxer et à dilapider l’argent. Bravo, on est déjà dans le mur et nos politiques reculent pour prendre plus d’élan pour s’y précipiter avec plus de brutalité. Consternant. Mais quand on voit le niveau des interventions à l’Assemblée Nationale (si, si j’ai regardé…) c’est affligeant. Médiocrité, incompétence, aucune hauteur de vue, immaturité, etc. Moi qui croyais que toutes les décisions étaient pesées, disséquées, étudiées je n’ai pas été déçu. Une cour de récréation de gamins immatures se battant pour garder leur siège.

Une insécurité permanente pour ceux qui entreprennent
En économie le moral des ménages et des chefs d’entreprise est essentiel : investir, c’est croire en l’avenir. Or comment croire en un pays où les règles changent tous les deux jours, où les entrepreneurs sont traités comme des fraudeurs en puissance, où l’État applique sa loi du “je prends” avant même que vous n’ayez produit ? L’effet n’est pas visible immédiatement, mais il est redoutable. Les embauches se décalent, les projets se figent, les investissements s’évaporent. La France envoie un message clair aux créateurs : “Réussissez, et nous nous occupons du reste… en reprenant le fruit de votre travail.” Cette instabilité fiscale et réglementaire est un frein puissant à la croissance. Et lorsque le chômage remontera, lorsque les entreprises auront fermé ou se seront exilées, chacun se renverra la responsabilité. Mais jamais ceux qui, aujourd’hui, s’agitent à la tribune en criant qu’il faut “punir les riches”.

La haine idéologique de la réussite
Dans cette nouvelle morale politique, un entrepreneur ne devient respectable qu’à la condition de rester pauvre. Qu’il réussisse, et il devient un ennemi de classe. Les artisans, les patrons de TPE ou PME, pourtant piliers de la nation, se voient accusés d’échapper à un devoir de redistribution défini par ceux qui n’ont jamais créé un euro de valeur. Certains responsables politiques tiennent des discours d’un autoritarisme inquiétant : contester un impôt ? On interdira. Être propriétaire ? Suspect. Gagner de l’argent ? Coupable. Ce climat délétère nourrit un ressentiment général, dangereux. Car à trop mépriser ceux qui portent le pays, on prépare une colère sociale sourde. Elle peut prendre deux formes : une révolte brutale, type Gilets jaunes mais démultipliée, ou la montée irrésistible d’un mouvement antisystème et franchement libéral, qui balaiera les dogmes punitifs.

Libérer la création de richesse ou échouer
On ne sortira de la crise française que par ceux qui créent la valeur : les entrepreneurs, les entreprises, les collectivités productives. Ce sont elles qui financent les services publics, elles qui emploient, elles qui innovent, elles qui tirent la nation vers le haut. Tant que l’on continuera à les traiter comme des adversaires, la France s’affaiblira. Il est temps de comprendre deux choses simples : d’abord, libérer les forces productives pour qu’elles puissent produire plus, exporter plus, avancer plus. Ensuite, gérer l’État enfin avec rigueur, parce que la gabegie n’est pas un modèle économique. La prospérité ne naît jamais d’une politique qui ajoute des charges à ceux qui créent la richesse. Elle vient du travail, de l’audace, de l’entreprise. Le choix est clair : la France peut continuer à taxer son économie jusqu’à l’asphyxie, ou elle peut décider de respirer à nouveau. Et cela ne viendra pas de ceux qui prennent, mais de ceux qui produisent.

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