Et si cette séquence lamentable à l’Assemblée Nationale faisait revenir Emmanuel Macron ?

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Et si cette séquence lamentable à l’Assemblée Nationale faisait revenir Emmanuel Macron ? © www.nlto.fr

Alors que l’Assemblée nationale s’enlise dans le tumulte et la démagogie, le spectacle donné par les partis politiques achève de discréditer la classe politique. À force d’hystérie, de divisions et de postures, une impression étrange s’installe : celle que la France a peut-être perdu, avec Emmanuel Macron, son dernier repère de stabilité et de rassemblement.

L’Assemblée nationale ou la faillite du sérieux politique

Rarement l’hémicycle aura offert un tel spectacle. LFI a confirmé sa vocation à transformer la politique en happening permanent : invectives, cris et indignations calibrées pour les réseaux sociaux. Le PS et les écologistes, eux, se sont réfugiés dans leur vieille obsession : la fiscalité des plus riches. Comme si la taxation pouvait remplacer la stratégie économique. Aucun plan pour la compétitivité, aucune idée sur la réindustrialisation, aucune réflexion sur l’investissement ou la formation : seulement la rengaine d’une redistribution sans création de valeur. À droite, le spectacle n’est guère plus rassurant. Les Républicains ont une fois de plus donné l’image d’un parti sans boussole, traversé de divisions internes et incapable d’incarner une opposition cohérente. Quant au Rassemblement national, il a montré son vrai visage économique : celui d’un parti de la dépense publique, des hausses de salaires administrées et des taxes sur tout ce qui bouge bref, une gauche radicale repeinte en bleu marine. Dans ce chaos généralisé, c’est moins le fond des débats que la forme qui choque. Aucun projet, aucune vision, seulement des tribuns de circonstance, des indignations faciles et des postures de plateau télé. Ce qui ressort de cette séquence, c’est une impression de vide absolu : la politique comme agitation sans action.

Le paradoxe Macron : du président contesté au dernier repère de stabilité

Et c’est là que le paradoxe s’installe. Emmanuel Macron, hier encore détesté, conspué, caricaturé, apparaît soudain comme une figure de raison. Il n’a pas été parfait : son quinquennat a été abîmé par le “quoi qu’il en coûte”, la complexité du “en même temps” et un certain déni des fractures territoriales. Mais sur le plan économique, nul ne peut nier qu’il a pris des mesures courageuses : baisse de l’impôt sur les sociétés, suppression partielle de la taxe d’habitation, flat tax sur les revenus du capital, réforme du marché du travail, soutien à l’investissement industriel et à la French Tech. Autant de réformes pro-entreprises que ses oppositions, de droite comme de gauche, s’accordent à détricoter. Alors que l’Assemblée s’enfonce dans le bruit et la fureur, Macron retrouve, malgré lui, une stature : celle du seul acteur politique encore perçu comme rationnel. Son absence du tumulte le sert ; sa distance donne l’impression d’une sagesse retrouvée. Beaucoup de chefs d’entreprise, d’électeurs modérés ou simplement de citoyens lassés se disent désormais : “finalement, c’était peut-être mieux avant”.

Une nostalgie qui en dit long

Cette nostalgie, bien sûr, ne signifie pas un retour de grâce politique. Mais elle révèle une vérité inquiétante : dans le grand désordre actuel, le simple fait d’apparaître raisonnable suffit à paraître supérieur. Et si, paradoxalement, le chaos parlementaire redonnait à Emmanuel Macron ce qu’il avait perdu : une légitimité par contraste ?

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