Donald Trump refuse toute cession de la base américano-britannique Diego Garcia

Diego Garcia redevient un point de friction stratégique. Le 18 février 2026, Donald Trump a publiquement sommé Londres de ne pas céder la base militaire américano-britannique installée sur cet atoll clé de l’océan Indien, relançant un débat sensible mêlant souveraineté, droit international et dissuasion.

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Donald Trump refuse toute cession de la base américano-britannique Diego Garcia
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Le 18 février 2026, la séquence diplomatique autour de Diego Garcia a pris un tour inattendu. Alors que le Royaume-Uninégocie la restitution des îles Chagos à l’île Maurice, Donald Trump a adressé un avertissement direct à Londres. Dès lors, Diego Garcia s’impose comme un enjeu militaire central dans l’équation transatlantique.

Donald Trump rompt avec la ligne initiale sur Diego Garcia

Le président américain a publié un message sans équivoque : « NE CÉDEZ PAS DIEGO GARCIA ! ». En outre, Donald Trump a précisé que le Premier ministre britannique ne devait « pas perdre le contrôle, pour quelque raison que ce soit, de Diego Garcia », selon Le Monde. Cette déclaration tranche avec la position exprimée auparavant par des responsables américains, qui soutenaient l’accord en préparation.

L’accord envisagé prévoit la restitution de la souveraineté des îles Chagos à l’île Maurice, tout en maintenant la présence militaire sur Diego Garcia via un bail de longue durée. Selon Boursorama, la durée avancée atteint 99 ans. Toutefois, Donald Trump considère qu’un tel montage pourrait exposer la base à des incertitudes futures, et a lié l’importance de Diego Garcia à la possibilité d’un échec des négociations avec l’Iran. Dès lors, Diego Garcia apparaît comme une carte militaire essentielle dans la stratégie américaine.

Diego Garcia, verrou opérationnel de l’océan Indien

Implantée au cœur de l’océan Indien, Diego Garcia constitue un point d’appui logistique et stratégique depuis les années 1970. Selon Le Figaro, la base accueille des moyens aériens lourds et permet le prépositionnement d’équipements navals. En effet, Diego Garcia offre une piste capable de recevoir des bombardiers stratégiques, ce qui accroît la capacité de projection vers le Moyen-Orient et l’Asie. Par ailleurs, sa localisation réduit les délais d’intervention et garantit une profondeur opérationnelle significative.

Le gouvernement britannique défend néanmoins l’accord en discussion. Le ministère des Affaires étrangères a affirmé que celui-ci était « crucial pour la sécurité du Royaume-Uni et de ses principaux alliés » et qu’il constituait « le seul moyen de garantir l’avenir à long terme de cette base militaire vitale ». Ainsi, Londres soutient que Diego Garcia resterait pleinement fonctionnelle malgré le transfert de souveraineté. Cependant, l’intervention de Donald Trump fragilise l’équilibre diplomatique et ravive les interrogations sur l’avenir de Diego Garcia.

La base militaire au cœur d’un triple enjeu : juridique, politique et militaire

La question de Diego Garcia s’inscrit dans un contexte juridique complexe. Les îles Chagos ont fait l’objet de contestations internationales quant à leur statut, ce qui a conduit Londres à négocier un accord avec l’île Maurice. Toutefois, le mécanisme retenu permettrait au Royaume-Uni de conserver le contrôle opérationnel de Diego Garcia pendant 99 ans. En théorie, donc, la continuité militaire serait assurée sur Diego Garcia.

Néanmoins, Donald Trump met en avant le risque stratégique. Selon Le Monde, le président américain a souligné que Diego Garcia pourrait être utilisée si les discussions avec l’Iran échouaient. En conséquence, la base devient un levier de dissuasion dans l’architecture sécuritaire américaine. De surcroît, la distance d’environ 4 000 kilomètres séparant Diego Garcia du golfe Persique renforce son intérêt opérationnel. Ainsi, Diego Garcia concentre des enjeux de souveraineté, de crédibilité militaire et de cohésion alliée. Dès lors, l’avertissement américain transforme un compromis diplomatique en dossier stratégique majeur.

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