Les relations entre l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak et Jeffrey Epstein sont attestées par des déclarations publiques de Barak, des enquêtes de presse concordantes et, plus récemment, par des documents cités dans plusieurs médias internationaux. Un examen strictement factuel montre une combinaison de contacts personnels, de relations d’affaires et d’erreurs d’appréciation politique, sans mise en cause judiciaire de Barak dans les crimes d’Epstein.
Des relations personnelles reconnues et documentées après 2010
Ehud Barak a reconnu publiquement avoir rencontré Jeffrey Epstein à de nombreuses reprises après avoir quitté la vie politique active israélienne, notamment entre 2013 et 2017, et a admis s’être rendu dans ses propriétés à New York ainsi que sur son île privée des Caraïbes, qu’il décrit comme une visite courte et non problématique, tout en affirmant n’avoir jamais participé à des activités sexuelles ni observé de comportements criminels ; ces visites sont corroborées par des photographies publiées en 2019 et par des interviews de Barak à la presse israélienne et internationale, dans lesquelles il reconnaît une relation suivie tout en déclarant qu’il ignorait la persistance des agissements d’Epstein après sa condamnation de 2008.
Une relation d’affaires réelle autour d’investissements technologiques
Des enquêtes de presse israéliennes et américaines ont établi qu’Epstein a participé au financement d’investissements liés à Ehud Barak, notamment dans la société technologique Reporty, devenue Carbyne, spécialisée dans les systèmes d’urgence et la géolocalisation, Barak ayant lui-même reconnu l’existence de liens financiers indirects via des structures d’investissement mises en place au milieu des années 2010, tout en affirmant que ces investissements étaient légaux et qu’aucune autorité n’a mis en cause leur conformité ; plusieurs médias ont évoqué des montants de plusieurs millions de dollars sans publication systématique des contrats, mais la réalité d’une relation d’affaires entre les deux hommes est aujourd’hui considérée comme établie par des sources concordantes et par les propres déclarations de Barak.
Ce que révèlent les documents récents et les limites factuelles du dossier
Des publications médiatiques intervenues depuis 2025 citent des emails et documents issus d’archives judiciaires américaines indiquant que la relation entre Barak et Epstein aurait été plus régulière que ce qui avait initialement été présenté, mentionnant échanges logistiques, organisation de rencontres et discussions d’opportunités économiques, mais ces documents n’ont pas conduit à des accusations pénales visant Barak et aucune procédure judiciaire ne l’a impliqué dans les crimes sexuels d’Epstein, ce qui place le dossier sur le terrain politique et moral plutôt que judiciaire, Barak lui-même ayant reconnu publiquement avoir commis une erreur de jugement en fréquentant Epstein après sa condamnation tout en maintenant n’avoir eu connaissance d’aucune activité criminelle.











