Bill Gates et Jeffrey Epstein : ce que disent réellement les documents

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Bill Gates - Crédit ^hoto NLTO | www.nlto.fr

Depuis la publication progressive des archives liées à Jeffrey Epstein, plusieurs passages ont suscité une forte circulation médiatique et numérique, notamment un texte évoquant Bill Gates, des femmes russes et une supposée maladie sexuellement transmissible. Ces éléments proviennent d’un document daté de 2013 attribué à Epstein. Celui-ci y affirme que Gates aurait contracté une infection après des relations sexuelles avec des femmes russes et aurait cherché à obtenir des antibiotiques. Cependant, un point crucial doit être souligné : il ne s’agit pas d’un échange entre Gates et Epstein. Le document connu correspond à un texte rédigé par Epstein lui-même, vraisemblablement un brouillon, une note personnelle ou un message jamais envoyé. Autrement dit, il s’agit d’une affirmation unilatérale provenant d’Epstein, et non d’une information corroborée par correspondance directe.

Plusieurs spécialistes des dossiers Epstein rappellent que l’homme d’affaires utilisait fréquemment des informations personnelles, vraies ou fausses, pour tenter d’exercer une influence sur ses relations. Dans ce contexte, ce type de mention peut relever :
– d’une tentative de pression,
– d’une stratégie de prestige social,
– ou d’un simple commentaire non vérifié.

Aucun élément indépendant médical, judiciaire ou testimonial, n’est venu confirmer ces accusations concernant Bill Gates.

Bill Gates a catégoriquement nié ces allégations, les qualifiant d’« absurdes » et de «fausses». À ce jour, aucune enquête officielle n’a établi la véracité des propos attribués à Epstein. Les documents publiés confirment en revanche un fait incontestable : Gates a rencontré Epstein à plusieurs reprises au début des années 2010, dans le cadre de discussions autour de projets philanthropiques. Ces contacts, dont Gates a reconnu qu’ils constituaient une erreur de jugement, ont été largement documentés et ont contribué à nourrir les spéculations ultérieures.

L’affaire illustre un phénomène fréquent dans les dossiers Epstein : la diffusion de fragments documentaires hors contexte, interprétés comme des preuves alors qu’ils relèvent parfois de simples notes privées. Dans ce cas précis, l’existence d’un texte mentionnant Gates est avérée. En revanche, son contenu ne constitue pas une preuve factuelle d’événements réels, et il n’existe pas de confirmation indépendante des accusations qu’il contient.

Il n’existe pas, à ce jour, de preuve vérifiée montrant que Bill Gates aurait contracté une maladie vénérienne dans les circonstances décrites. Le document évoqué correspond à une affirmation d’Epstein, et non à un échange ni à un fait établi. L’épisode rappelle que les archives Epstein, bien que précieuses pour comprendre ses réseaux d’influence, doivent être analysées avec prudence, en distinguant systématiquement les faits établis, les témoignages indirects et les assertions non corroborées.

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