Pourquoi EY parie sur les compétences humaines, pas l’IA

Les cabinets comme Accenture et Capgemini voient leurs revenus menacés par l’IA, qui s’attaque aux missions d’implémentation.

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Les propositions Villani sur l’intelligence artificielle
Pourquoi EY parie sur les compétences humaines, pas l’IA © www.nlto.fr

Ernst & Young investit 100 millions de dollars pour récompenser les employés qui développent des compétences humaines telles que le leadership, le jugement et la collaboration. Face à l’intelligence artificielle qui automatise les tâches routinières, le cabinet mise sur l’humain pour se différencier et construire la main-d’œuvre du futur.

Un tournant stratégique pour Ernst & Young face à l’intelligence artificielle

Le 31 août 2026, Ernst & Young (EY) a annoncé un investissement de 100 millions de dollars aux États-Unis pour encourager ses employés à développer des compétences humaines telles que le leadership, le jugement et la collaboration. Dans un contexte où l’intelligence artificielle prend en charge les tâches routinières, EY se concentre sur l’humain, un domaine où les machines ne peuvent rivaliser. Dante D’Egidio, PDG d’EY Americas, a confirmé cet engagement dans un communiqué, soulignant la nécessité d’un leadership confiant pour naviguer dans un secteur en rapide évolution.

Un programme de récompenses axé sur l’impact humain

Le programme de récompenses d’EY s’articule autour de trois catégories pour valoriser l’impact humain. « Leadership au quotidien » reconnaît les petites initiatives contribuant à l’apprentissage et à la collaboration. « Transformation générant des résultats mesurables » récompense les contributions qui entraînent des changements significatifs, tandis que « Impact révolutionnaire pour l’entreprise » honore les actions ayant un effet durable. Ce système permet à tous les niveaux de hiérarchie de reconnaître les contributions en temps réel, rompant avec les évaluations annuelles traditionnelles.

La transformation des métiers du conseil sous l’effet de l’IA

Dans le secteur du conseil, l’automatisation modifie les dynamiques traditionnelles. Les cabinets comme Accenture et Capgemini voient leurs revenus menacés par l’IA, qui s’attaque aux missions d’implémentation. Jochen Kamp de Bayer et Dominik Asam de SAP ont souligné la nécessité de repenser l’utilisation des consultants. Parallèlement, Aiman Ezzat de Capgemini a noté que l’IA ne réduirait pas de moitié les coûts de consultation, mais a reconnu l’importance de réorganiser les processus pour réduire les coûts d’implémentation.

Les clients imposent de nouvelles exigences aux cabinets de conseil

Face à la pression technologique, les clients des cabinets de conseil exigent plus de résultats. Greg Meyers de Bristol Myers Squibb a expliqué que l’IA réduit le besoin de support technique externe, entraînant une baisse des contrats. SharkNinja, quant à elle, a réduit ses dépenses en consultants, préférant travailler directement avec ses partenaires technologiques pour plus d’efficacité. Les clients demandent désormais des contrats à prix fixe ou basés sur la performance.

Un pari sur l’humain pour se démarquer dans la guerre des talents

EY mise sur les compétences humaines pour se différencier. Ginnie Carlier, directrice des talents chez EY Americas, a insisté sur l’importance de récompenser la capacité des employés à apprendre rapidement et à avoir un impact durable. EY a lancé le programme « EY Career Residency » pour former les jeunes talents, et encourage le retour au bureau pour favoriser l’apprentissage en personne. Sayeh Ghanbari d’EY UK a souligné l’importance croissante des compétences relationnelles et de communication dans un monde dominé par l’IA.

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