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Brexit : la tenue d’élections anticipées rejetée par les députés




29 Octobre 2019

Les députés britanniques n’ont pas suivi la volonté du Premier ministre Boris Johnson qui voulait organiser des élections, le 12 décembre prochain.


Un projet de loi pour contourner le vote de la chambre

Nouveau revers pour le Premier ministre dans un feuilleton du Brexit qui s’anime de jour en jour. Les députés de la Chambre des communes ont rejeté les élections anticipées voulu par Boris Johnson le 12 décembre prochain. Le chef du Gouvernement devait obtenir les deux tiers des voix. Or, 299 députés ont voté pour, contre 70. Le reste s’étant abstenu. Le Premier ministre avait besoin de 434 votes en sa faveur.
 
Boris Johnson a aussitôt déclaré que « nous ne permettrons pas que cette paralysie continue », dénonçant une chambre qui « retient en otage » le Royaume-Uni. Le dépôt d’un projet de loi en vue d’élections anticipées à la date du 12 décembre est imminent. Il n’aura alors besoin que d’une majorité simple et non aux deux tiers pour y avoir recourt. Le parti d'opposition Labour, a annoncé, mardi 29 octobre, son accord pour voter en faveur de la tenue de nouvelles élections anticipées. « Notre condition d’exclure une sortie sans accord est désormais remplie », a déclaré Jeremy Corbyn devant les cadres du parti.

Un accord pour une sortie le 31 janvier

Si Boris Johnson espérait une sortie le 31 octobre, les députés ont rejeté ce calendrier initial. Le « Brexit do or die » (« coûte que coûte ») doit alors entrer en vigueur le 31 janvier 2020, selon un accord trouvé avec le Conseil européen. Les 27 représentants des pays européens ont accepté la demande britannique. Reste plus qu’à la formaliser par procédure écrite.
 
La sortie de l’Union européenne avait été décidée par référendum, en juin 2016 et était initialement prévue pour le 29 mars dernier. Quatre ans après le vote des citoyens britanniques, la mise en place du plan de sortie a pris du retard. Mais il devrait bien se faire avec un accord avec l’Union européenne, contrairement aux craintes du principal parti d’opposition, le Labour.