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Cerveau : ce qu’il s'y passe réellement




27 Mai 2019

Une étude publiée dans une revue spécialisée décortique le fonctionnement de la peur dans le cerveau. On y apprend notamment sur les traces que laissent cette dernière dans le cerveau. Un constat utile notamment pour trouver des solutions pour les personnes concernées par des stress post-traumatiques.


Creative Commons - Pixabay
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La peur laisse des traces. L’expérience le montrait, désormais c’est l’étude du cerveau qui le prouve. Une étude publiée dans le revue Neuron et relayée par Pourquoi Docteur , nous ne dit beaucoup plus sur ce qu’il se passe dans le cerveau lors des moments de peurs. « Par le biais d’une méthode de ciblage génétique permettant de toucher en particulier les neurones activés lors d’une réaction de peur, les scientifiques ont découvert "la formation d'engrammes (ensemble de cellules formant la base de la trace mémorielle enregistrée dans le cerveau, NDLR) hypothalamiques dont la manipulation altère drastiquement l'expression et le souvenir d'une peur", explique l’Université de Strasbourg dans un communiqué. Ils ont par ailleurs réussi à effacer ou à faire durer l’expression de la peur en activant des neurones produisant l’ocytocine, plus connue sous le nom d’hormone de l’amour, qui joue un grand rôle dans la régulation des émotions » explique le site français.

Grâce à ces découvertes, des pistes de traitement des personnes touchées par des stress post-traumatiques se dessinent. « Les engrammes sont bien connus mais uniquement dans les structures corticales supérieures. Là, l'originalité c'est de montrer que cela peut aussi exister dans des structures évolutivement anciennes, comme l'hypothalamus (...). On montre une communication entre l'hypothalamus, les neurones qui produisent de l'ocytocine et l'amygdale », précise à la presse le directeur de l’étude, Alexandre Charlet, cité par Pourquoi Docteur. Concrètement, en identifiant de manière précise les éléments psychiques de la peur et les conséquences qu’ils impliquent dans le cerveau, les chercheurs espèrent pourvoir trouver des traitements efficaces. Une nouvelle d’autant plus encourageante que les troubles post-traumatiques concerneraient une personne sur dix en France. Troubles du sommeil, dépression, irritabilité et addictions, autant de symptômes qui pourraient être traités en s’attaquant directement aux sources d’un mal qui ne touche pas que les anciens militaires.